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Le tourisme dans le monde vu par la presse, en un clin d'oeil

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Catégorie : Les pensées peu profondes d’OD

Parce que c’est mardi, les pensées peu profondes d’OD

Posted on 10 juin 202510 juin 2025
By Oncle Dom

Ma fille s’est envolée pour New York. Son rêve d’ado est devenu réalité. Elle m’a lancé un petit « merci Papa » – touchant, mais clairement éclipsé par l’excitation du voyage. Et moi, je suis resté là, les mains moites, à ruminer mes angoisses. Parce que quand je vois le cirque Trump-Musk, leurs vociférations d’un autre monde, leurs décisions à faire frémir un psychiatre, je m’inquiète. Vraiment. Ce n’est plus du show, c’est du délire dangereux. Et ce n’est pas juste eux. C’est le monde entier qui semble s’en foutre. On ferme les yeux, on regarde ailleurs. Panem et circenses… On s’enflamme pour un match de tennis, on crame des bagnoles pour un but marqué, mais on ne veut plus voir les bombes, les enfants déchiquetés, qu’ils soient russes, palestiniens ou israéliens. Trop dur. Trop triste. Alors on détourne le regard. Et moi, ça me fait mal. Cette douleur sourde d’appartenir à une époque qui a troqué l’empathie contre l’indifférence. J’ai honte.

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Les pensées peu profondes d'OD

Parce que c’est mardi, les pensées peu profondes d’OD

Posted on 3 juin 20253 juin 2025
By Oncle Dom

Ce n’est pas une pensée drôle aujourd’hui. Mais, pour une fois – et en toute humilité, comme toujours –, elle est peut-être un brin plus profonde que d’habitude. Je sens déjà que je vais me faire quelques inimitiés supplémentaires, mais bon… quand on aime, on ne compte pas. Mon vieux camarade LG me pardonnera. Il commence à être habitué.

Comme une bonne grosse partie de la population européenne, j’ai été contraint de subir, pendant quatre jours d’affilée, un flot continu de commentaires, supputations, envolées lyriques et autres cris de joie hystériques autour d’un match de foot. Pardon, d’un événement planétaire : la rencontre entre deux clubs, Milan d’un côté, Paris de l’autre. Ligue des champions, qu’ils disent. C’est honorable, hein, je n’ai rien contre. En théorie. Perso, j’avoue – et j’assume – que, comme Chirac en son temps, je ne suis pas plus ému que ça. Même si, allez, quelque part, je suis content que le club de Paris ait gagné (haut le pied, comme dirait l’autre). Enfin… le club de Paris… soyons honnêtes : c’est quand même le Qatar qui tire les ficelles. Paris, ce n’est plus qu’un logo sur un maillot sponsorisé par un fonds d’investissement. D’ailleurs, tiens, j’ai remarqué que la maire Hidalgo n’a pas moufté. Je crois qu’elle est un peu fâchée avec le chef du Qatar. Pas une déclaration, pas un tweet… un silence diplomatique. Mais ce qui m’ennuie, ce n’est pas le foot. Le foot, à la base, c’est populaire, c’est collectif, c’est beau, parfois. Ce qui m’ennuie, c’est l’emballement. Cette espèce de déconnexion totale entre le terrain de jeu et le terrain du monde réel. Des centaines de milliers de personnes qui s’embrassent, chantent, pleurent, brandissent des drapeaux et, au passage, brûlent quelques voitures. Pour célébrer des joueurs millionnaires, dont le seul salaire mensuel suffirait à faire vivre plusieurs villages africains pendant des années. Et pendant ce temps-là – car oui, il y a toujours un « pendant ce temps-là » – à deux ou trois heures d’avion de chez nous, on meurt. Littéralement. On bombarde, on explose, on enterre des enfants dans des écoles éventrées. Que ce soit au Moyen-Orient, à l’Est de l’Europe, en Afrique ou en Asie, la tragédie continue. Discrète. Presque en sourdine. Invisible à l’heure du replay. Mais à Paris, on fait la fête. Champagne à l’Élysée. Interviews pleines de vide. Selfies de ministres au bord de la pelouse. C’est la magie du ballon rond : il fait oublier, un instant, que le monde brûle. Je ne demande pas qu’on arrête de vibrer pour un match. Je ne suis pas contre l’enthousiasme, ni contre le sport. Mais quand même… un peu de décence, non ? Juste un peu de conscience du décalage abyssal dans lequel on patauge. Désolé.

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Les pensées peu profondes d'OD

Parce que c’est mardi, les pensées peu profondes d’OD

Posted on 27 mai 202527 mai 2025
By Oncle Dom

Parmi les sujets abordés à Taghazout (décidément, ce nom me fera toujours marrer – on dirait un médicament pour les hémorroïdes ou un cocktail marocain au rhum), figurait un thème qui perturbe souvent les créateurs d’entreprises dites « familiales » : la transmission de la société. Sujet casse-gueule s’il en est, où les affects viennent souvent s’emmêler avec les chiffres, les rancunes et, parfois, même la belle-mère. En même temps – parce qu’en ce moment, trouver une pensée cohérente, ce n’est pas évident, surtout quand le café est tiède et que le monde du tourisme s’agite comme une volée de moineaux sous anxiolytiques – je suis tombé sur une excellente interview de mon vieil ami Laurent Abitbol. Une interview menée de main de maître par la non moins excellente Linda Lainé (fine plume, regard acéré, tout y est, bravo Madame !). Comme me le confiait récemment une personnalité du tourisme, dont la sagesse n’a d’égale que la discrétion (mais dont la langue reste bien pendue, heureusement pour moi) : « Il y a deux personnages que j’admire dans notre secteur : Untel (sur lequel je ne suis absolument pas d’accord, mais ce n’est pas grave) et Laurent Abitbol. » Évidemment, les vieux grincheux vont dire que je ne suis pas objectif. Et vous savez quoi ? Ils ont raison. Et c’est mon bon plaisir, comme disait l’autre. Mais il faut bien reconnaître que le personnage Abitbol, mine de rien, c’est du solide. Le gars, on l’a fichu dehors par la grande porte, il est revenu par la lucarne des toilettes. Persévérance, nom d’un petit bonhomme ! Et surtout, à partir des fondations posées par son père Claude (paix à ses deals), il a bâti une machine à faire de l’argent absolument gigantesque. Et une machine intelligente, efficace, bien huilée. La Rolex du voyage organisé. Abitbol, c’est un bosseur, un vrai, un dur de dur. Et en plus d’avoir le nez fin, il a su s’entourer. Ce qui, dans le tourisme, est presque plus rare qu’un client qui lit les CGV. Faut le faire. Autour de lui, pas de bras cassés ou de neveux parachutés : des pointures, des pros, des gens qui savent faire tourner une boîte autrement qu’à coups de PowerPoint inutiles. Mais voilà. L’éternelle question qui pend au nez des « grands hommes » : à qui passer le relais ? Eh oui, c’est là que ça se complique. Abitbol dit qu’il veut encore « faire » cinq ans… Oui, bon. Ça fait dix ans qu’il me dit ça, entre deux cafés et trois salons à Cannes. Je commence à connaître la chanson. Il a une famille, certes. Des frères, doués, impliqués. Mais est-ce que ça suffira ? Et surtout, pas d’enfant — connu, du moins (on n’est jamais à l’abri d’une révélation tardive). Et il ne faudrait pas que Marietton finisse, comme Nouvelles Frontières ou Marmara, en satellite poussiéreux absorbé par de gloutons germaniques. L’histoire est pleine de ces entreprises flamboyantes qui ont fini dans les cartons d’archives de groupes aux noms imprononçables. Ce serait dommage, tout de même. Heureusement, le bonhomme est bien conseillé. Il a même Sarko au Comex. Oui, LE Sarko. Ce qui, pour certains, relève de la blague potache, et pour d’autres d’une stratégie machiavélique. Qu’on aime ou pas le personnage, faut reconnaître qu’il en connaît un rayon en matière de réseaux. Et ça, dans notre petit monde du tourisme, ça vaut tous les business plans du monde. Bref, l’entreprise a encore de beaux jours devant elle. Elle ronronne, elle recrute, elle achète, elle grossit. Une machine de guerre… à la française. Avec panache. En revanche, pour l’APST, là, ça risque de piquer un peu. Il ne faudra pas seulement passer par les ronces, il faudra aussi traverser les ronces, les orties et peut-être même quelques champs de mines. Mais ça, c’est une autre histoire…

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Les pensées peu profondes d'OD

Parce que c’est mardi, les pensées peu profondes d’OD

Posted on 20 mai 202520 mai 2025
By Oncle Dom

Hélas, les temps sont durs. Les temps changent, et pas toujours pas en bien. On ne peut plus être et avoir été, comme disaient les philosophes de comptoir. D’autant que, grâce à un chirurgien manifestement brillant – diplômé avec mention de l’École supérieure de menuiserie appliquée –, me voilà cloué sur place pendant quelques semaines. Résultat : immobilisation forcée, et bien entendu, impossible d’assister au grand raout des EdV à Taghazout. Oui, Taghazout. Rien que le nom mérite une chronique… On dirait un mot inventé pour faire rire un enfant ou pour nommer un cocktail au rhum arrangé. Mais ce n’est pas le sujet ! Bref, même coincé loin du sable marocain, je n’étais pas totalement coupé du monde. Grâce à mon fidèle espion – un homme discret, mais doté d’une capacité d’écoute redoutable – j’ai pu obtenir un rapport détaillé, presque aussi précis que les minutes d’un procès.

D’après ses observations croisées, ce congrès fut, de l’avis quasi unanime des participants interrogés, un cru de belle tenue. Pour ne pas dire de grande qualité. On s’y serait presque cru, figurez-vous ! Même Jean-Pierre Nadir, dont la propension à l’emphase est bien connue, s’est montré plutôt posé dans ses interventions. Bien sûr, il reste égal à lui-même, toujours prompt à surfer sur la vague du moment. Cette fois, il appelle les professionnels à créer un label « écolo » pour les hébergements. Un de plus ? Peut-être. Mais après tout, qui oserait s’opposer à l’idée de sauver la planète avec un autocollant vert ?

Certainement pas moi. Jean-François Rial, quant à lui, fidèle à sa réputation de trublion éclairé, est arrivé à Taghazout les bras chargés de son dernier ouvrage : Le chaos climatique n’est pas une fatalité. Je vous le recommande, soit dit en passant. C’est clair, bien écrit, sans langue de bois ni ambiguïté, et ça fait réfléchir. Il persiste et signe : planter des arbres, partout, tout le temps, avec ferveur et détermination. Un peu comme le Président Macron, mais chez Rial, on y croit encore un peu. Mais l’homme avait aussi quelques comptes à régler. Notamment avec un certain Laurent Abitbol, lequel, visiblement, a d’autres priorités que la reforestation. Le boss de Marietton s’est donc fait vertement secouer par Rial.

Laurent Abitbol a ensuite profité de l’occasion pour passer un savon aux « cadres intermédiaires » d’Air France et de la SNCF. Ceux-là, dit-il, outrepassent leurs prérogatives et freinent le développement des entreprises privées. « Vous dormez tranquilles, pendant que nous essayons de faire tourner nos boîtes… », tonne-t-il. Du Abitbol pur jus. Authentique, brut de décoffrage, et toujours prêt à dégainer quand on lui cherche des noises.

Mais ne boudons pas notre plaisir : il semble que la conclusion du congrès, brillamment assurée par Tony Estanguet, ait suscité un véritable enthousiasme dans la salle. Une touche finale inspirante, comme une note de fraîcheur après des débats bien chargés.

Tant mieux. Cela fait plaisir, surtout pour Valérie Boned, qui, de l’avis général, s’est vraiment installée avec élégance et autorité dans son fauteuil de Présidente. Elle tient la barre, elle garde le cap, et elle le fait avec un calme redoutablement efficace.

Mais, au fait, c’est quoi un cadre intermédiaire ?

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Les pensées peu profondes d'OD

Parce que c’est mardi, les pensées peu profondes d’OD

Posted on 13 mai 2025
By Oncle Dom

Le vieux Léon. Non, il ne faut pas se gausser, c’est le titre d’une superbe chanson de ce poète-chanteur qu’était Georges Brassens. C’est aussi le patronyme du pape nouveau, Léon, numéro 14 dans l’ordre d’arrivée. Bien. Espérons que cet homme de bien pourra agir afin d’apporter un peu de quiétude à ce pauvre monde. Ce n’est pas gagné…

En revanche, ce qui risque fort d’être gagné, c’est la tenue du nouveau congrès des EdV, prévu pour cette fin de semaine à Taghazout, la nouvelle station balnéaire « tendance » non loin d’Agadir, au Maroc. Je n’y assisterai pas (pour une fois), mais je sais que Valérie Boned, désormais bien à l’aise dans sa tenue de gala — et surtout de présidente —, a plus que jamais à cœur de donner au syndicat et à ses adhérents un véritable message d’enthousiasme et de confiance… malgré un contexte géopolitique plutôt étrange.

Et, à propos d’étrange – et ce sera ma pensée (peu) profonde de conclusion -, quid, une nouvelle fois, de ces manifestations incongrues des Barcelonais envers les touristes ?

Oui, c’est vrai, la ville est fréquentée. Comme Rome, comme Venise, comme partout dans ces destinations qui ont tout fait pour attirer le visiteur. Faudrait savoir ce que l’on veut, particulièrement mes amis Espagnols qui investissent depuis des années dans le secteur du tourisme. Il faudrait comprendre qu’on ne peut pas avoir à la fois le beurre et l’argent du beurre. Certains, audacieux et farceurs, parlent même de la culotte de la crémière…

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Les pensées peu profondes d'OD

Parce que c’est mardi, les pensées peu profondes d’OD

Posted on 6 mai 2025
By Oncle Dom

Le temps passe. Il me souvient qu’à une époque, le climat et le « durable » étaient presque des incongruités pour le secteur du tourisme. Pourtant, certains, dans nos instances professionnelles, commençaient à prendre conscience de cette évolution. Le Znav – ce n’était pas encore EdV – comptait, parmi ses adhérents élus, mon vieux camarade Fino, Oro de son prénom. Il avait tenté une ouverture vers le durable en matière de tourisme. Il avait même réussi à créer une commission verte au sein du syndicat, et à éditer un livre vert du tourisme… Sans grand succès, faut bien l’dire, accueilli plutôt par les sourires sardoniques de ses bons camarades. La commission avait été rapidement enfouie dans les archives du syndicat. Et hop, pliée, oubliée. Comme le temps passe, disais-je donc, en ce début de pensée toujours aussi profonde. Fino jouit aujourd’hui d’une retraite agréable, tandis que ses camarades d’autrefois ont fini par découvrir que le tourisme « durable« , ce n’était pas de la rigolade. Du coup, c’est devenu la course à qui planterait le plus d’arbres, à qui créerait le voyagiste le plus « vert« …

Je caricature, bien sûr. Certains voyagistes ont (et continuent de) participer à de très beaux projets, sincères, concrets… Tandis que quelques opportunistes ont cru qu’en apposant un logo « vert » sur leur marque, ils deviendraient les nouveaux ténors du tourisme durable. Sic transit gloria mundi, comme on dit chez Astérix…

Toutefois, je tiens à souligner – et à saluer – le programme de Setosphère de mise en place de tables de cuissons propres au Kenya. C’est non seulement « durable » (il s’agit de construire des fours alimentaires écolos) mais aussi tourné vers les populations démunies d’Afrique. Enfin un projet concret, innovant, social et respectueux de l’environnement. « Cette action de mutualisation illustre parfaitement l’esprit du Seto, qui privilégie l’efficacité à la communication tous azimuts. C’est pourquoi plusieurs membres du Seto s’inscrivent dans cette démarche de bon sens, mesurable, et aux bénéfices économiques et sociaux incontestables », a expliqué René-Marc Chikli, président du Seto.

Il va quitter le syndicat la tête haute… et c’est bien !

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Les pensées peu profondes d'OD

Parce que c’est mardi, les pensées peu profondes d’OD

Posted on 29 avril 202529 avril 2025
By Oncle Dom

Lecteurs, lectrices qui déjà manifestiez votre satisfaction de voir les dingueries d’OD disparaître de ce remarquable média qu’est Bee Travel News, désolé ! Les pensées, de moins en moins profondes, sont néanmoins toujours vivaces. Et, tel le palmipède meurtri, OD est toujours vivant. Aussi vivant que peut l’être Corsair, cette compagnie aérienne 100 % française, à qui Jacques Maillot a ouvert les frontières du ciel.

Durant la période covid, Corsair, comme l’ensemble des transporteurs aériens, a sacrément dégusté. Bon, d’accord, la compagnie n’affichait pas non plus une santé florissante. Mais n’oublions pas que Corsair avait aussi subi l’incompétence notoire de UI, lequel, pour une fois, dans un moment de lucidité, avait revendu la société.

Toujours malin, le Basque Bondissant, Pascal de Izaguirre, avait entamé un plan de restructuration… Bien évidemment, pour restructurer, il faut des fonds, ce qui, visiblement, ne plaît pas du tout à la Commission Européenne de Bruxelles qui réclame, à nouveau, de nouvelles preuves de… conformité financière !

Cela m’irrite, et j’en suis désolé pour Air Caraïbes – French Bee, laquelle se bat sans trop de subventions ; c’est vrai. Mais bon, personne n’est parfait. Air France a souvent vécu grâce à la générosité des pouvoirs publics. Air Austral doit aussi sa vie à la générosité de l’argent public.

Dans ces deux cas, Bruxelles a froncé les sourcils, mais sans plus.

Corsair, ce sont un peu plus de 1.000 salariés qui veulent une compagnie en pleine forme et qui font tout pour ça. Je sais, cette pensée, profonde, n’est absolument pas objective. Mais, pour ma résurrection, tel est mon bon plaisir !

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Parce que c’est mardi, les pensées peu profondes d’OD

Posted on 8 avril 20258 avril 2025
By Oncle Dom

C’est toujours un grand moment d’émotion de découvrir, en vaquant de ci, de là, que nos joyeux législateurs ne manquent pas de projets… de lois. Après tout, un législateur, c’est un peu fait pour ça. Et penser à un « projet de loi de simplification », fallait y penser. Simplifier, en voilà une bonne idée… totalement nouvelle. Bon, je rigole, mais il n’empêche que le tourisme est aussi concerné par ce projet, et que le Syndicat des Entreprises du Voyage, dont la présidente ne manque jamais une occasion de marquer son implication, entend attirer l’attention des autorités sur deux choses : la lutte contre l’exercice illégal de l’activité d’opérateur de voyages et l’instauration d’une fiscalité plus compétitive pour les opérateurs français vendant la destination France. Certes. C’est très bien. Mais ces deux sujets, très sérieux au demeurant, me font doucement rigoler.

L’exercice illégal de la profession ? Oui, c’est un vrai et vieux problème qui empoisonne la profession. Peut-être que ladite profession devrait aussi regarder en son sein et faire un peu de ménage parmi certains de ses gentils membres ? J’en connais certains qui ne sont pas forcément très propres…

Quant à la fiscalité « compétitive« , chère présidente, je vous souhaite une joyeuse bonne chance : ça fait, et je n’exagère pas, des décennies que les professionnels réclament une égalité fiscale européenne pour les opérateurs qui vendent la France. Ça fait des années que, de ministre du Tourisme en ministre du Tourisme, on se refile la patate chaude… quand les ministres et leurs conseillers comprennent quelque chose au dossier. Ce qui, entre nous, reste à prouver.

Tiens, je prends le pari qu’on en reparlera encore dans les prochaines années. C’est simple !

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Les pensées peu profondes d'OD

Parce que c’est mardi, les pensées peu profondes d’OD

Posted on 1 avril 20251 avril 2025
By Oncle Dom

Étonnant. Chaque fois, c’est toujours avec un grand étonnement – teinté d’une légère couche d’amusement et d’un soupçon d’agacement – que je découvre le talent dont font preuve ces compagnies aériennes dites « à bas coûts ». Car n’oublions jamais que le terme « bas coûts » signifie essentiellement moindres frais d’exploitation pour… la compagnie. Le passager, au bout du bout, finit toujours par payer quasi un tarif normal. Mais si on peut l’arnaquer en l’amusant, pourquoi se priver ? Je reste très admiratif du talent et de l’imagination dont font preuve les directeurs marketing pour prendre les passagers pour des jambons. Ainsi, c’est au tour de Ryanair de proposer à ses passagers un abonnement Prime, façon Amazon. Pour 79€ par an, le passager aura le choix – encore que je n’aie pas très bien compris – entre un tarif moins cher, une assurance (dont il faudra lire les conditions avec une loupe et un avocat) ou encore le droit de choisir son siège gratuitement ! Damned ! Selon cette prestigieuse compagnie, dirigée non moins prestigieusement par l’Irlandais O’Leary, « si vous aimez voyager régulièrement tout en économisant de l’argent, Ryanair Prime est un choix incontournable ». Le fin du fin : cette proposition est valable « sur toutes les compagnies du groupe Ryanair », dont j’ignorais totalement l’existence. Le groupe, pas la compagnie. Je ne suis pas encore complètement ermite. Mon petit-fils, étudiant à Toulouse, avait été tenté par une autre sorte d’abonnement vendu par Wizz Air, qui promettait de pouvoir consommer autant de vols que souhaité. Pas de bol : il y a tellement de contraintes que ça ne marche pas. Une belle promesse marketing, en somme. Dans la même veine, on a Transavia qui fait payer 30 euros si on dépasse de trois minutes l’heure d’embarquement. De quoi transformer un petit retard en grande colère. Mais la palme revient à cette compagnie qui fait payer les bagages cabine ! Cette jeune étudiante, qui embarquait avec une simple gourde en aluminium, s’est vue taxée pour « port d’un second bagage à main ». Authentique, par le Grand Caramba !

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Parce que c’est mardi, les pensées peu profondes d’OD

Posted on 25 mars 202525 mars 2025
By Oncle Dom

« Cris, tambours et marches de guerre, envahissent toute la terre ». Si ma mémoire – étonnante par intermittence – ne me trompe pas, c’est le début d’une chanson de Julien Clerc, dont la voix s’apparente parfois à celle d’une chèvre enrhumée, et qui doit dater des années 70. Digression me direz-vous ? Pas tant que ça. Bruits de tambours, donc ? Plus ça va, plus j’entends des annonces non seulement belliqueuses mais franchement angoissantes. Réarmement, ce mot circule du nord au sud, de l’est à l’ouest de la planète, comme un vieux tube qu’on aurait préféré oublier. Bombardements sur des civils, Ukrainiens qui n’ont rien demandé à personne, c’est devenu la routine du matin, à l’heure où, dans nos contrées paisibles, on trempe sa tartine dans un café tiède pendant que les gamins râlent parce qu’il faut aller à l’école.

Bon, je ne vais pas vous faire un topo géopolitique, tout le monde a compris l’ambiance. Et pourtant, dans notre secteur à nous, le tourisme, tout continue comme si de rien n’était. Univairmer se casse la figure. Ce qui, entre nous soit dit, n’est pas une grande surprise – à croire qu’ils vendaient des billets pour le Titanic version low-cost. Le trafic aérien, lui, poursuit son expansion malgré les avertissements de Jean-Marc Jancovici (qui, pour rappel, prédit la fin du monde une fois par trimestre, avec ou sans slides). Les réseaux de distribution ne se plaignent pas. Trump continue à se prendre pour le clown mondial – avec option nez rouge permanent – et rêve désormais de s’emparer non seulement du Canada, mais aussi du Groenland. Tabernacle ! Heureusement, Jean-François Rial veut planter des milliards d’arbres. C’est beau. C’est noble. C’est vert. Bon, on espère juste qu’il a pensé à prendre une pelle. Bref, alors que le chaos s’organise doucement façon Ikea (on ne comprend rien, mais on le fait quand même), le tourisme, lui, se porte comme un charme. Laurent Abitbol n’envisage-t-il pas un nouveau rachat ? Les mauvaises langues diront que c’est compulsif, moi je dis : il aime les défis, c’est tout. Et puis il y a les voyous du métier – oui, vous avez bien lu -, ceux qui n’ont pas d’états d’âme, mais un portefeuille bien garni. Il y en a un qui se reconnaîtra, j’en suis sûr. En revanche, les vrais fondateurs, les vrais pros, eux, tiennent la baraque. Et ça, ça mérite au moins un clin d’œil. Aujourd’hui pourtant, ce n’est pas drôle. De Gaulle avait écrit Mémoires d’espoir. J’aimerais y croire. Mais malgré un esprit plutôt optimiste (et parfois un peu naïf), je crois qu’un petit anxiolytique ne me ferait pas de mal.

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