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Le tourisme dans le monde vu par la presse, en un clin d'oeil

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Auteur/autrice : Oncle Dom

J’aime / Je n’aime pas… par Pierre Cosentino

Posted on 30 avril 2026
By Oncle Dom

Il n’aime pas parler de lui, Pierre Cosentino. Et, avec le franc-parler qui le caractérise, il préfère rester discret. Professionnel jusqu’au bout des ongles, il a créé, il y a quelques décennies, avec son vieux complice et ami chez Nautil, une entreprise qui tient davantage d’une véritable famille que d’une boîte où les collaborateurs se rendent… à reculons !

J’aime👍

« D’abord, ce que j’aime, c’est ma femme, mes enfants, mes amis. L’amour, l’amitié, le vin blanc, les bières — notamment les NEIPA — la Formule 1, le PSG, les Landes où j’habite quand je ne travaille pas à Paris.

J’adore courir : je fais un semi-marathon samedi prochain. J’aime la compétition dans son ensemble. J’aime les gens généreux, l’intégrité et la justice.

J’aime Nautil, parce que c’est d’abord une histoire : une histoire d’amour, une histoire d’amitié entre moi et Stéphane Tessier qui dure depuis plus de 20 ans.

J’aime être sorti de toutes les mauvaises situations exogènes qui sont le lot de notre métier depuis plus de 25 ans.

J’aime apprendre chaque jour auprès de personnalités plus fortes que moi, qui sont des sources d’inspiration.

J’aime la technologie dans son ensemble. J’aime beaucoup ce qui se passe avec l’IA : c’est passionnant, même si cela peut faire peur à certains. Moi, je pense qu’il y a toujours du positif à en tirer.

J’aime Bach, Mozart, la musique classique en général. Ma sœur était danseuse étoile, j’ai donc été bercé dans cet univers. Mais j’aime aussi Nina Simone, James Brown, Prince, The Cure, Talking Heads, The Doors, Led Zeppelin, AC/DC… J’ai des goûts musicaux assez larges.

Côté cinéma, j’aime les films de Frank Capra, Hitchcock. J’ai grandi avec Star Wars, évidemment. Alien m’a marqué à l’époque. J’ai aussi vu Harry Potter un nombre incalculable de fois avec mes filles.

J’adore Scorsese — Raging Bull, Casino — et j’aime beaucoup le cinéma coréen ainsi que les séries japonaises. C’est décalé, et je trouve ça extraordinaire.

J’aime Paris, que je considère comme la plus belle ville du monde. J’aime aussi l’Italie, le pays de mon enfance et de mon père, puisque je suis franco-italien.

J’adore le Japon et, bien sûr, l’île Maurice, qui est mon île de cœur et que j’ai beaucoup développée au sein de notre entreprise.

Enfin, j’aime quelque chose qui me rappelle l’enfance : les conducteurs de train et les pilotes d’avion, parce que ce sont eux qui nous font voyager et rêver. »

Je n’aime pas👎

« Je n’aime pas les dictateurs, les tyrans, les régimes qui tuent.

Je n’aime pas Poutine, je n’aime pas Trump, je n’aime pas les nazis, leurs héritiers et, plus généralement, les extrémistes, qu’ils soient religieux, politiques ou idéologiques.

Je n’aime pas les cons, comme disait Audiard : « Les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît. » Et cela fait aussi référence à certains que je viens de citer.

Je n’aime pas les pays qui restreignent les droits des femmes. Je suis marié, j’ai trois filles de 24, 26 et 28 ans, et je suis entouré de femmes dans notre métier. J’ai énormément de respect pour elles.

Je ne supporte pas la discrimination. Dans mon entreprise, il y a une égalité salariale stricte et une parité au niveau du COMEX. Pour moi, il n’y a pas de sujet : je ne supporte pas ceux qui en font un.

Je déteste l’injustice, la mauvaise foi, la jalousie.

Je n’aime pas les gens qui tournent autour du pot et je n’aime pas qu’on me fasse perdre du temps.

Et j’ai une particularité : je ne regarde jamais derrière moi. Quand une chose est passée, elle est passée. Elle est derrière, presque oubliée.

Voilà à peu près qui est Pierre Cosentino.

Mes amis du tourisme me connaissent et connaissent mon franc-parler. Je ne sais pas si c’est une qualité, mais c’est ainsi. Et je crois surtout que notre profession compte des gens brillants, engagés, que j’admire beaucoup. »

OD

J'aime/Je n'aime pas

Parce que c’est mardi, la pensée (vraiment peu) profonde d’OD

Posted on 28 avril 2026
By Oncle Dom

Franchement, ce n’est pas que je sois obtus — pour ne pas dire crétin intégral — mais il n’y a rien à faire : j’ai toujours une certaine méfiance vis-à-vis de certaines compagnies aériennes dites « à bas coûts ». Car, dans ce secteur, tous les coups sont permis, si j’ose m’exprimer ainsi. Par exemple, prenons Transavia, filiale d’Air France-KLM, que j’estime être plutôt une compagnie honorable. Eh bien, pas tant que ça, si j’en crois de nombreux agents de voyages qui ne savent plus à quel saint se vouer. Selon la compagnie, le kérosène est devenu trop cher (tiens donc, le sans-plomb aussi !) et, donc, Transavia jongle avec son programme — je n’invente rien. Ainsi, certains passagers sont prévenus que leur vol partira 48 heures plus tard que prévu… avant de changer d’avis et d’annoncer que ce même vol est finalement programmé le jour même ! Authentique. Et il ne faudrait quand même pas se gausser du monde (vous voyez, je deviens écrivateur politiquement correct). Dans cette incroyable bizarrerie du monde qui nous entoure, j’en profite pour demander si Monsieur P-A-P-1 est encore en bonne santé… Mais le fin du fin dans cette absurdité mondiale, c’est quand même le fait que l’humanité quasi entière soit suspendue à la teneur de chaque « tweet » de Trump ! Sous le regard impavide de Monsieur Ping… qui ne va pas tarder à faire Pong !

OD

Les pensées peu profondes d'OD

J’aime / Je n’aime pas… par Helmut Stückelsweiger

Posted on 23 avril 2026
By Oncle Dom

Le PDG de Top of Travel ne sourit pas tout de suite. Il vous observe de son regard lumineux, et vous écoute. Une fois la confiance installée, de nounours bougon, Helmut Stückelschweiger devient un joyeux personnage. Grand sportif et fin financier, il parle…

J’aime👍

« Le sport, c’est presque une seconde nature chez moi. Difficile de me limiter à une seule discipline : tennis, ski — avec une préférence assez marquée pour ce dernier — mais aussi handball, athlétisme… J’ai toujours eu besoin de bouger, de me dépenser.

J’ai aussi joué au football, au basket. J’aime varier, passer d’un sport à l’autre. Ce n’est pas seulement la performance qui m’attire, mais l’énergie, le rythme, cette sensation d’être en mouvement.

Et puis il y a une autre facette, plus calme. La randonnée, le vélo, les grands espaces. Ce sont des moments où je ralentis, sans m’arrêter vraiment. Ça me permet de trouver un certain équilibre.

L’amitié compte beaucoup pour moi. J’aime retrouver des amis de longue date, entretenir ces liens qui résistent au temps. Ce sont des relations simples, solides, presque évidentes.

Et puis j’aime rigoler. Vraiment. Rire, partager des moments légers, ne pas me prendre trop au sérieux… c’est essentiel au quotidien. »

Je n’aime pas👎

« Tirer la gueule, ce n’est pas mon truc. Je n’ai jamais vraiment compris l’intérêt.

La politique, non plus. Ou plutôt ce qu’elle est devenue. Trop de faux-semblants, pas assez de sincérité à mon goût.

Je n’aime pas les menteurs, ni les gens qui ne tiennent pas leur parole. Pour moi, une parole donnée, ça a du poids.

Et dans le même esprit, je n’aime pas non plus ne pas tenir mes propres promesses. J’essaie d’être droit avec les autres. »

OD

J'aime/Je n'aime pas

Adieu… l’ami !

Posted on 20 avril 2026
By Oncle Dom

Il y avait le dernier des Mohicans… Pierre, Pedro Amalou était de ceux-là. Le dernier dinosaure du tourisme français, peut-être. De cette génération qui a tout vu naître, tout compris avant les autres, et souvent sans bruit.

Regard malicieux, sourire coquin, moustache vibrionnante… Pierre, c’était d’abord une présence. Une silhouette familière, presque rassurante, dans un secteur qui, lui, ne l’a jamais vraiment été.

Pedro avait compris très tôt que le tourisme ne serait pas qu’une affaire de brochures et de valises. Que ce métier, nouveau pour beaucoup, aurait besoin d’explications, de pédagogie, de vision. Il fallait informer, transmettre, structurer. Mais il savait aussi – et là encore, avant beaucoup – que ce monde devrait évoluer, se professionnaliser, apprendre à parler chiffres autant qu’envies d’ailleurs.

Il n’était pas un gestionnaire au sens strict, non. Ce n’était pas son rôle. Mais il aura été de ceux qui poussent, qui relient, qui déclenchent. Tour Hebdo, Performances Tourisme, Strategos, le Forum des Pionniers… et tant d’autres encore. Des lieux, des idées, des rencontres.

Conseiller spécial du Cediv, il avait aussi, il faut bien le dire, un talent rare : celui de séduire. Pas seulement par le verbe, mais par l’énergie. Il embarquait les gens. Il donnait envie de le suivre.

Un jour, il m’avait proposé de le rejoindre. J’y ai pensé, bien sûr. Et puis non. Parce qu’on ne travaille pas vraiment avec Pierre. On marche à côté, au mieux. Lui, commercial dans l’âme ; moi, simple journaleux. Deux trajectoires parallèles… qui se retrouvaient régulièrement.

Nous sommes restés amis. Vraiment. Même si, parfois, lorsque je sévissais chez Tourmag, il ne pouvait s’empêcher de décocher un commentaire un peu acide… toujours bien placé. Sous pseudo, évidemment : Pedro Maoula. C’était aussi ça, Pierre. Un mélange de franchise, de jeu, et de fidélité.

Et puis le temps passe. Trop vite, comme toujours.

Adieu, l’ami.

OD

Vie de la profession

J’aime / Je n’aime pas… par Marc-Elie Caspar

Posted on 16 avril 202616 avril 2026
By Oncle Dom

Il y a chez Marc-Élie Caspar quelque chose de rare : une manière d’évoluer dans la finance sans jamais perdre le goût des autres. De Dun & Bradstreet à LexisNexis, puis aujourd’hui à la tête de Convera en Europe, il a gravi les échelons avec sérieux… mais sans jamais se prendre trop au sérieux. Derrière les fonctions, il y a surtout un homme curieux, engagé, qui croit aux rencontres autant qu’aux parcours. Et ça, dans ce métier, ça change tout.

J’aime👍

« Puisque nous sommes dans un journal orienté Travel, ce que j’aime d’abord, ce sont les gens curieux, ouverts, optimistes. Ceux qui donnent envie d’essayer, d’innover, de tenter plutôt que d’expliquer pourquoi ce ne sera jamais possible.

J’aime aussi beaucoup la BD, que je lis et que je collectionne, avec une affection particulière pour les classiques Tintin ou Corto Maltese de ma jeunesse. Ce sont des voyageurs avant tout : ouverts aux autres, curieux du monde, parfois trop naïf pour l’un ou trop romantique pour l’autre, mais toujours dans la rencontre et l’échange. Probablement une vision du monde qui m’inspire encore aujourd’hui.

Évidemment, j’aime voyager. Voyager en France comme à l’étranger, en famille, avec mon épouse et mes enfants. L’Alsace et la Corse ont une place particulière dans le choix de ces périples, mais la découverte, le déplacement, le changement de regard font partie de mon équilibre.

Mon métier me permet de me déplacer énormément en Europe : ce que j’aime par-dessus tout, ce sont les différences culturelles d’un pays à l’autre, les manières variées d’aborder les questions, les problèmes. J’ai la chance de travailler avec des équipes très diverses. C’est une vraie richesse.

J’aime le mélange des mondes. Je travaille dans la finance, mais je suis profondément passionné par les sujets de transmission et par les parcours professionnels souvent peu valorisés. À mon humble niveau, je préside le conseil d’administration d’un campus agricole qui forme des jeunes du CAP au BTS. Je les trouve engagés, travailleurs, souvent admirables : production agricole, soins à la personne, soins aux animaux… des métiers essentiels, au sens le plus concret du terme.

J’aime aussi m’engager comme citoyen, notamment en tant que réserviste dans la Gendarmerie, c’est une magnifique institution composée de professionnels qui ont de grandes qualités, de belles valeurs et traditions. Ce sont des hommes et des femmes dévoués, au service de leurs concitoyens. C’est un engagement qui compte pour moi, et en général, donner un peu de son temps pour le bien commun me paraît nécessaire.

J’aime enfin le football, aller au stade avec mon fils, partager ces moments simples. Mon cœur balance toujours entre le PSG et le Racing Club de Strasbourg… sans jamais réussir à vraiment choisir. »

Je n’aime pas👎

« Je n’aime pas les gens qui parlent d’eux en permanence, sans jamais s’intéresser à leur interlocuteur. L’échange doit aller dans les deux sens.

Je n’aime pas non plus le pessimisme permanent : je fuis ceux qui ont toujours mille bonnes raisons pour expliquer pourquoi il ne faut pas faire, pourquoi ça ne marchera pas, pourquoi ce n’est pas le moment. À l’inverse, les optimistes me donnent envie de tenter, même si tout n’est pas parfaitement aligné.

Je n’aime pas le manque de courtoisie. Ça peut paraître simple, presque basique, mais c’est essentiel si on veut essayer de “bien vivre ensemble”, dans le business comme ailleurs.

Et puis, plus généralement, je n’aime pas les postures figées, les jugements rapides, et le refus de s’ouvrir à des mondes différents du sien. »

OD

J'aime/Je n'aime pas

J’aime / Je n’aime pas… par Laurent Briquet

Posted on 9 avril 2026
By Oncle Dom

Il a un CV long comme le bras, de Accovia, SpeedMedia Services, à Resaneo… Le e-commerce, l’IA, les nouvelles technos n’ont aucun secret pour Laurent Briquet qui vient d’être nommé récemment directeur général de Travel Tech Factory, Aix-en-Provence & Paris, une entreprise bien française ! Laurent Briquet, qui n’arrive toujours pas à cesser de fumer, aime jongler avec les mots et possède un sérieux sens de l’humour… sans jamais se prendre au sérieux !

J’aime👍

«  Ça va te paraître banal mais en premier lieu ma femme et mes deux garçons.
Au-delà de ce contexte familial et des BBQ entre amis, le grand j’AIME concerne les VOYAGES évidemment et en lettres majuscules.Je suis tombé dans le Travel tout petit et j’y suis toujours resté et encore plus aujourd’hui chez Travel Tech Factory.

Les voyages en France mais surtout à l’étranger sont pour moi une source de découvertes permanentes, de rencontres aussi diverses que variées et un enchantement permanent.

Les voyages, je les ai découverts quand j’étais tout jeune grâce au rugby, une autre passion (j’ai eu la chance dès 14 ans de jouer des matchs en Angleterre, Pays de Galles, Écosse, Norvège, Suède, Danemark, Sicile, Espagne, Italie…).

Les voyages, pour moi, c’est la moto au quotidien mais aussi sur de très longs parcours (c’est une sorte de drogue quotidienne, la moto !).

Les voyages toujours, mais cette fois avec une voiture ancienne, ça va moins loin, parfois nulle part quand ça tombe en panne, c’est plus calme mais c’est génial à bord d’une toute petite Vespa 400. J’aime les voitures anciennes !

Les voyages c’est souvent aussi la Bretagne, Saint-Malo, la baie du Mont-Saint-Michel où réside ma mère.

Les voyages se font aussi avec les mots, et chez moi ce sont les contrepèteries et boutades ou blagues potaches. La vie des mots en quelque sorte.

Enfin, les voyages ont toujours été présents dans ma vie pro et perso et m’ont fait découvrir la technologie, le web, l’automatisation, l’IA, bref… tout ce qui fonde une grande partie de mon parcours professionnel à date.« 

Je n’aime pas👎

« Je suis d’une génération où l’on a appris à rire de tout  – ou presque – et où l’on POUVAIT rire de tout  – ou presque. Je n’aime donc pas ces barrières qui sont de plus en plus nombreuses, où l’on ne peut plus s’exprimer/parler/déconner sur un sujet sans recevoir des foudres de toutes parts…

D’un naturel assez communiquant, il y a des gens que je n’aime pas, je les appelle les « caleçons«  pour faire une contrepèterie. J’ai beaucoup de mal avec les arrivistes et donneurs de leçons, quels qu’ils soient. Je n’aime pas les hommes politiques qui commencent leurs phrases avec « les Français aiment ceci… les Français veulent cela », il y a plus de 60 M de Français… !

J’ai horreur de l’absence d’humour, même noir. Je n’aime pas trop le politiquement correct, même si je sais parfaitement m’y plier lorsque cela est nécessaire. Je préfère 100 fois plus l’honnêteté intellectuelle et les gens authentiques, les gens qui ne trichent pas trop, qui sont les mêmes dans leur vie privée et dans leur vie professionnelle. Les personnalités à double visage existent, j’en fais souvent partie car c’est le business qui veut cela mais l’honnêteté de savoir rester soi-même est importante à mes yeux.

Pour passer du coq à l’âne, je n’aime pas la pluie en moto, c’est chiant.

Et sinon, en cherchant bien je n’aime pas non plus le spam, c’est pervers, les bottes en plastique, les donneurs de leçons en pull Lacoste, le tennis professionnel, et encore moins la cabine treize sur un bateau de croisière.« 

OD

J'aime/Je n'aime pas

Parce que c’est mardi, la pensée (vraiment peu) profonde d’OD

Posted on 7 avril 202610 avril 2026
By Oncle Dom

La guerre des réseaux, farce ou réalité ? Excellents papiers de mes bien chers (con)frères et sœurs de TourMaG ces derniers jours sur le sujet. Et, dans la foulée, protestations vigoureuses – et presque coordonnées – du côté des grands chefs distributeurs. Rigolo, franchement. Une guerre ? Quelle guerre ? Mais non voyons… Selectour, Manor, Cediv, et même TourCom : tous amis pour la vie. Comme dans Les Bronzés, mais sans la raclette.

J’aime toujours ce moment délicieux où l’on nous explique, avec un sérieux imperturbable, que tout va très bien. Qu’il n’y a aucune tension. Aucun tirage de couverture. Aucun coup de coude discret sous la table. Bref, qu’on nous prend – au choix – pour des dindons ou des jambons. À la découpe, de préférence. Parce que, soyons honnêtes deux minutes : il y a bien un terrain d’entente entre tout ce petit monde. Un seul, mais solide : prendre le maximum de commission… et faire payer le maximum aux autres. Là, curieusement, plus de débat. L’union sacrée.

La vraie guerre, elle est ailleurs. Elle ne fait pas de communiqué, elle. Elle s’appelle chaos aérien, imprévus géopolitiques, crise soudaine – et elle cloue les touristes sur place sans prévenir.

Et dans ces moments-là ? Qui est sur le pont ?

Les voyagistes pour la majorité. Et, il faut bien le dire, certaines agences – pas toutes – qui se souviennent qu’elles ont aussi un métier, et accessoirement des clients. Rapatrier, gérer, rassurer, bricoler des solutions avec ce qu’il reste… souvent à perte, parfois à prix d’or.

Pendant ce temps, au sommet, on discute doctrine.

Le patron du SETO – texte de loi en main, Code du tourisme sous le bras – propose, presque naïvement, de partager les responsabilités. Et là… miracle d’unité. Tollé général côté distributeurs.
Avec, en première ligne, Laurent Abitbol.

Traduction libre : chacun sa croix, et surtout pas la mienne. On verra au cas par cas. Très au cas par cas. Extrêmement au cas par cas.

Il faut dire que le Code du tourisme, dans ces situations un peu bancales, reste, disons… interprétable. Une belle zone grise, comme on les aime quand les enjeux deviennent très concrets.

Moralité ? Même dans les meilleures familles – celles qui jurent leurs grands dieux qu’elles s’adorent -, dès qu’il est question d’argent, la paix devient une option. Et la guerre… une simple question de vocabulaire.

OD

Les pensées peu profondes d'OD

J’aime / Je n’aime pas… par Marie Allantaz

Posted on 2 avril 202617 avril 2026
By Oncle Dom

@Maya Angelsen

Regard vif, énergie communicative et parcours sans faux pas : Marie Allantaz s’est imposée en quelques années comme l’une des figures du tourisme français. Passée par l’Escaet, où elle a contribué pendant quatorze ans à façonner une école devenue référence, elle a su allier exigence académique, vision sectorielle et sens du collectif. De la formation au conseil, puis à l’animation des grands rendez-vous professionnels, elle a construit un profil rare, transversal, toujours au cœur des transformations du secteur. Aujourd’hui à la tête d’IFTM Top Resa, elle incarne une génération de dirigeantes à la fois engagées, lucides et profondément attachées à la richesse humaine du tourisme.

J’aime 👍

« J’aime profondément notre secteur du tourisme et du voyage, dans lequel j’évolue depuis plus de vingt ans. J’aime les femmes et les hommes qui le composent.

J’aime aussi sa complexité. Derrière une apparente simplicité, c’est en réalité un écosystème extrêmement riche, à la fois concurrent et partenaire, avec toute la dimension technologique que cela implique. J’aime observer ses évolutions, sa capacité à se transformer, notamment avec le digital, et surtout sa résilience. À chaque révolution, on annonce sa disparition… et pourtant, il est toujours là. Il résiste aux crises, qu’elles soient géopolitiques ou économiques, et continue d’avancer.

J’aime également la diversité des expériences que ce secteur m’a offerte. J’ai eu la chance d’occuper différents postes qui m’ont permis d’avoir une vision très large, à la fois sur le voyage de loisirs et le voyage d’affaires. À l’Escaet, je travaillais avec l’ensemble des acteurs. Ensuite, dans mes activités d’animation de congrès et d’événements, j’ai pu confronter de nombreux points de vue. Aujourd’hui, avec IFTM, je retrouve cette vision à 360°, entre incoming, outgoing et business travel, ce qui me permet de mieux comprendre les convergences et les évolutions du secteur.

J’aime aussi voir la place des femmes évoluer dans notre industrie. C’est un sujet qui me tient à cœur. Dans la formation, on constate que les écoles sont majoritairement féminines, mais que ces profils ne se retrouvent pas toujours dans les postes de direction. Heureusement, les choses changent, et dans le bon sens. Les nominations récentes de femmes à des postes clés, que ce soit chez Orchestra, Amadeus ou Comptoir, sont de très bonnes nouvelles.

Enfin, j’aime cet équilibre de vie qui est le mien : venir régulièrement à Paris, et retrouver tout aussi souvent Annecy, son lac, ses montagnes, et une certaine qualité de vie. »

J’aime pas 👎

« Ce que j’aime le moins, ce sont les gens compliqués, ou ceux qui manquent de naturel. J’ai tendance à être directe, et j’apprécie les relations simples, transparentes. Pas forcément des personnes qui sont toujours d’accord, mais avec lesquelles les échanges sont clairs, francs, constructifs.

Je n’aime pas les postures de principe, les attitudes fermées, les personnes difficiles à atteindre, qui ne sont pas dans le dialogue ni dans l’échange. Ce n’est pas comme cela que l’on construit.

Et puis, je n’aime pas voir notre secteur freiner brutalement, devenir incertain, parfois fragile. C’est une industrie formidable, mais qui reste exposée. Et ces à-coups rappellent à quel point elle peut être sensible à son environnement. »

Drôle d'époque, J'aime/Je n'aime pas

Parce que c’est mardi, la pensée (vraiment peu) profonde d’OD

Posted on 31 mars 202631 mars 2026
By Oncle Dom

Nouvelle époque pour le Seto. Après des lustres de présidence, RMC a cédé son fauteuil au Breton Caradec – probablement le seul Breton que je connaisse qui ne soit pas fana de la mer. En revanche, il a très vite enfilé un costume de chef qui lui va comme un gant. Homme de partage, de communication, avec un franc-parler dans la droite ligne de son prédécesseur, il n’aura pas mis longtemps à comprendre que la fameuse « grande famille du tourisme » est parfois… disons, à géométrie variable. Tiens, juste comme ça. Les conséquences de la guerre au Moyen-Orient. Des clients à rapatrier en urgence, coincés entre mollahs et mauvaises surprises. Pour les tour-opérateurs, il a fallu trouver des avions, vite. Certaines compagnies ont répondu « présent »… en doublant, voire en triplant les prix. À prendre ou à laisser. Du côté de l’État français, en revanche, c’était plutôt mollo mollo. Le minimum syndical, disons.

Au final, malgré la discrétion de P-A-P-1 et des surcoûts parfois salés, les TO ont assuré.

Et ça, au moins, c’est du concret. Grave.

OD

La semaine prochaine, on parle de la répartition des coûts ! Juste pour vous faire saliver…

Les pensées peu profondes d'OD

La pensée (vraiment peu) profonde d’OD

Posted on 24 mars 2026
By Oncle Dom

Décidément, rien ne va plus, sapristi – oui, j’aime les mots désuets, ils ont au moins le mérite de ne pas exploser en vol. Contrairement à l’aéroport de Dubaï, qui se prend ces jours-ci quelques amabilités très peu diplomatiques venues d’Iran. Ambiance. Et pendant ce temps, des navires de croisière font du surplace, bloqués à cause de la fermeture du détroit d’Ormuz. Au moins, maintenant, tout le monde sait où c’est. Comme quoi, une crise bien placée vaut parfois mieux qu’un atlas.

Moi qui pensais, naïvement, que ces pays savaient rester calmes… entre eux. Raté. Et voilà que les mollahs – et leurs cousins que j’appellerai les « tollahs », pour simplifier – annoncent qu’ils pourraient envoyer quelques missiles ou autres pétards en direction de destinations dites « touristiques de loisirs« . On appréciera la nuance. Oh là là, mollah, restons calmes. D’autant que le congrès du Seto se tient au Maroc dès demain. Et, vous me connaissez, je n’ai jamais été très amateur de bruit de fond. En revanche, du côté des débats, on devrait être servis. Parce qu’entre les annulations, les reports et les grands écarts tarifaires, l’ambiance risque d’être… studieuse, disons. Si j’en crois les gazettes, les agences de voyages commencent à compter les coûts, les transporteurs aussi. Quant aux TO, comme d’habitude, on les regarde avec cet air compatissant qu’on réserve aux dindons à la veille de Noël. Au fait, question subsidiaire : avons-nous encore un ministre du Tourisme ? Il me semble que le dernier répondait au doux nom de P-A-P-1 – comme ce joueur de foot qui aimait le Cacolac, souvenir d’une époque où tout paraissait plus simple, y compris les crises. Il a disparu ? Ou bien c’est nous qui ne regardons plus au bon endroit.

OD

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