
Depuis dimanche et jusqu’au 22 mars, devant l’autel de l’église inférieure de la basilique Saint-François d’Assise, pèlerins et visiteurs pourront se recueillir devant les ossements de Saint François, décédé le 3 octobre 1226. « Nous croyons que cette longue ostension peut être une expérience significative pour les croyants comme pour les non‑croyants parce que François témoigne, avec ces os si abîmés, si consumés, qu’il s’est totalement donné », explique frère Giulio Cesareo, directeur de la communication du couvent franciscain d’Assise, en Ombrie, au centre de l’Italie. Le squelette de petite taille, au crâne endommagé lors de son transfert dans la basilique au XIIIe siècle, repose sur un drap de soie blanc. En dehors de précédentes exhumations à des fins de contrôle et d’examen scientifique, les os de Saint François n’ont été exposés qu’une fois en 1978, à un public extrêmement restreint et durant une journée seulement. Les réservations s’élèvent déjà à « presque 400.000 (personnes) venant de toutes les parties du monde, avec bien sûr une nette prépondérance de l’Italie », détaille frère Marco Moroni, gardien du couvent franciscain. « Mais nous avons aussi des Brésiliens, des Nord-Américains, des Africains. » Décédé en avril 2025 à 88 ans, le pape François a été le premier à prendre le nom du saint.
LG







