
La fermeture d’espaces aériens au Moyen-Orient en raison du conflit en Iran contribue à compliquer les plans de vol à une échelle sans précédent, témoigne Thierry Oriol, du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL). « On n’a jamais eu un truc aussi tendu. Même en pleine Guerre froide, tout le monde volait dans tous les sens. Il n’y avait pas toutes ces zones » interdites, explique ce pilote de ligne. Désormais, avec la fermeture de l’espace aérien irakien, « il n’existe plus qu’un seul passage si vous voulez aller à l’Est, au-dessus de l’Azerbaïdjan« , entre l’Iran et le Caucase russe, ajoute-t-il. La dernière fois que j’ai fait Johannesburg, j’y suis allé en contournant le Sahel par l’ouest et en revenant par l’est. » Outre ces casse-têtes, les avions de ligne peuvent subir des perturbations voire recevoir de faux signaux GPS à proximité de pays en conflit, rappelle le pilote, un phénomène a priori d’origine militaire qui a pris de l’ampleur ces dernières années. Résultat, il est parfois impossible de faire confiance à certains appareils de géolocalisation. « Cela perturbe même les horloges de bord. Donc on est vraiment obligés de faire très attention à là où on est, remarque encore Thierry Oriol. Demain, si on se fâche avec l’Azerbaïdjan, on ne va plus en Asie ». Heureusement, il n’y a pas plus gentil et accueillant qu’un Azerbaïdjanais.
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