L’heure est à l’économie. Pour la SNCF, c’est une priorité, quitte à picsouter (référence à Oncle Picsou) sur le dos des passagers. Exemple : ayant abandonné la vie à la capitale depuis la tempête sauvage et dévastatrice de notre Drame de Paris, j’emprunte le chemin de fer pour aller de ma campagne à mes rendez-vous, dont celui, mensuel, avec le fondateur du plus grand voyagiste de tous les temps… Pas de chance, je réserve (et paye, bien sûr) mon ticket pour le 23 octobre dernier. Las, jeudi 22, en fin de journée, un SMS laconique atteint mon appareil téléphonique, m’annonçant que la circulation des trains est suspendue le 23 et reprendra peut-être le 24. Tout ça à cause de la tempête Austen. Caramba, damned… Mais bon, le remboursement est prévu. Ben non, me dit le préposé informatique de SNCF Connect ! Qu’à cela ne tienne, comme on dit, j’enfourche l’automobile et me rends à ma gare, dont le gardien-chef ne travaille pas tous les jours. Après un certain laps de temps, je finis par dénicher le Laspalès de service. Péremptoire, ce dernier m’indique que mon train, supprimé, avait finalement roulé et était passé sur mon trajet… plus d’une heure après l’horaire prévu et dûment annulé ! Donc, me dit ce joyeux chef de gare : « Vous ne serez pas remboursé. Mais vous pouvez réclamer : c’est vous qui voyez ! » C’est tout vu !
OD
