Dans le sud de l’Iran, la guerre avec les États-Unis a provoqué l’effondrement du tourisme, notamment autour du détroit d’Ormuz. Quelque 4,5 millions de visiteurs ont renoncé à se rendre dans la région. Sur l’île de Qeshm comme à Bouchehr, gîtes, cafés et restaurants ferment, tandis que les bateaux de plaisance restent à quai. Privés de revenus, certains professionnels vendent leurs biens ou se reconvertissent, parfois dans la contrebande. Les acteurs locaux dénoncent l’absence totale de soutien des autorités. Au-delà des pertes économiques immédiates, les experts redoutent une dégradation durable de l’image touristique de la région, déjà fragilisée par des décennies de conflits.
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