
« Plus nous pourrons économiser le pétrole, notamment le diesel et le kérosène, mieux nous nous porterons », a déclaré Dan Jørgensen, commissaire européen à l’Énergie et au Logement, qui incite les Européens à moins voyager. Cette prise de parole intervient dans un contexte de forte dépendance de l’Europe vis-à-vis du Golfe persique : selon le commissaire, plus de 40% des importations de kérosène et de diesel de l’UE proviennent de cette région. Les conséquences ne se sont pas fait attendre : un quart des Allemands, en raison de la guerre en Iran, disent réfléchir à bouleverser leurs projets de vacances de Pâques. 10% d’entre eux ont déjà modifié leur destination ou leur itinéraire, 10% envisagent de le faire et 4% ont annulé leur voyage. La hausse des coûts de transport est la principale raison de cette réticence : 20% envisagent des options de voyage moins onéreuses et 15 % songent à renoncer complètement à voyager. Seuls 20% maintiennent leurs projets, quel que soit le prix. Les voyageurs, en Allemagne et ailleurs, n’attendent pas Bruxelles : ils arbitrent déjà.
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