
Aux États-Unis, en raison du shutdown, la pénurie de contrôleurs aériens – des aéroports de Nashville à celui d’O’Hare à Chicago – a déjà retardé des milliers de vols à travers le pays cette semaine. De nouvelles perturbations du trafic sont à craindre : les tours de contrôle, en sous-effectif, doivent composer avec une main-d’œuvre épuisée, travaillant souvent dix heures par jour, six jours sur sept, sans être désormais rémunérée. La dernière alerte est survenue mercredi après-midi, lorsque le nombre de contrôleurs présents à la tour de contrôle de l’aéroport national Reagan, à Washington, s’est révélé insuffisant, provoquant des retards dans la capitale fédérale. Traditionnellement, environ 5 % des retards sont imputables à des problèmes de personnel dans les tours de contrôle, mais cette semaine, ce chiffre a bondi à 53%, a indiqué le secrétaire aux Transports, Sean Duffy, sur Fox News Channel mercredi soir. En France, on n’ose imaginer la réaction des contrôleurs aériens – si prompts à faire grève – s’ils devaient travailler sans être payés.
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