
Face à la hausse du tourisme et aux problèmes de surtourisme, de plus en plus de collectivités japonaises instaurent une tarification différenciée dans les sites touristiques. Le principe consiste à accorder des réductions aux habitants plutôt qu’à cibler les visiteurs étrangers, afin d’éviter toute accusation de discrimination. Depuis mars, l’entrée du château de Himeji coûte ainsi 2.500 yens pour les non-résidents, contre 1.000 yens pour les habitants de la ville. Si les recettes ont doublé, la fréquentation a reculé de près de 16%. Kyoto envisage d’appliquer un système similaire dans les bus dès 2027, tandis que Kagoshima et Kitakyushu ont déjà relevé les tarifs de plusieurs attractions avec des remises pour les résidents. Le gouvernement encourage également les musées nationaux à augmenter leurs recettes propres. Cette tendance, destinée à financer l’entretien des sites et à limiter les nuisances, s’observe aussi en Europe et aux États-Unis, où plusieurs monuments et parcs appliquent désormais des tarifs plus élevés aux visiteurs étrangers ou non-résidents.
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