
Les turbulences qui frappent actuellement le tourisme mondial ne se limitent pas à Dubaï. Plusieurs destinations prisées sont confrontées à des crises politiques ou sécuritaires qui pourraient peser sur les voyages au début de 2026. Au Mexique, l’assassinat du chef de cartel Nemesio Oseguera Cervantes (« El Mencho« ) a déclenché une vague de violences susceptible de dissuader une partie des touristes américains. À Cuba, le blocus pétrolier imposé par Donald Trump fragilise encore un secteur déjà en recul, avec une baisse des visiteurs venus du Canada, d’Europe et de Russie. Le secteur du tourisme, qui sort à peine de l’euphorie post-Covid, pourrait ainsi connaître un début d’année plus difficile que prévu. Les voyageurs les plus aisés devraient continuer à partir, mais les ménages plus modestes pourraient privilégier des destinations proches ou renoncer à voyager si la hausse des prix de l’énergie accentue la crise du coût de la vie. Dubaï, cinquième destination touristique mondiale en 2025 selon ForwardKeys, pourrait être l’une des plus exposées. Une partie de sa clientèle européenne pourrait se reporter vers des alternatives jugées plus sûres, des Caraïbes à la Thaïlande, en passant par le Cap-Vert, l’Espagne ou les Canaries. Finalement, l’évolution de la saison touristique dépendra surtout d’un facteur : la durée de ces crises.
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