
La situation à Cuba s’assombrit de jour en jour depuis l’intensification des menaces de Donald Trump contre le pays. Même le secteur du tourisme, traditionnellement prioritaire pour les autorités, n’échappe pas aux mesures d’urgence mises en œuvre par le gouvernement pour pallier la pénurie de carburant. À La Havane comme dans les grandes stations balnéaires, les autorités ont décidé de fermer certains établissements, comme le Metropolis. Les clients sont relogés dans des hôtels mieux équipés pour faire face à la crise énergétique actuelle. Des établissements comme le Meliá Cohíba, l’Hotel Nacional de Cuba et la controversée Torre K-23 (le plus haut bâtiment de Cuba) semblent, eux, ignorer la pénurie de carburant qui frappe l’île. Les compagnies aériennes ont aussi été averties de l’arrêt, pendant un mois, de l’avitaillement en kérosène. Air Canada, qui transporte une grande partie des touristes de l’île, a annoncé la suspension de ses vols jusqu’en mai. Iberia les maintient mais propose des remboursements et des modifications de billets. Seul Aeroméxico maintient ses vols sans modification. Considérée comme la principale destination balnéaire de Cuba, Varadero n’échappe pas au déclin du secteur touristique et à la chute du nombre de visiteurs étrangers ces dernières années, qui a atteint son point le plus bas en 2025, passant sous la barre des deux millions.
LG



