
Avant l’invasion russe de l’Ukraine, de nombreuses routes aériennes entre l’Europe et l’Asie traversaient l’espace aérien russe et ukrainien. Depuis le début du conflit, les compagnies aériennes ont dû modifier leurs itinéraires, entraînant un allongement des trajets, une hausse de la consommation de kérosène et, par conséquent, une augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Des experts ont analysé cet impact et publié leurs résultats dans la revue Communications Earth & Environment. « Cela concerne environ 1.100 vols par jour », explique Nicolas Bellouin, co-auteur de l’étude et chercheur à l’université de la Sorbonne à Paris. Selon leurs calculs, ces détours ont généré 8,2 millions de tonnes supplémentaires de CO2 en 2023, soit une augmentation d’environ 1% des émissions mondiales de l’aviation cette année-là. L’un des principaux facteurs est la fermeture totale de l’espace aérien russe aux compagnies occidentales, qui a forcé les transporteurs à emprunter des itinéraires plus longs. Par ailleurs, les compagnies aériennes évitent également le survol de l’Ukraine. Mais il n’est pas certain que le la protection du climat soit au cœur des préoccupations de Vladimir Poutine.
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