Comme les humains, certains animaux développeraient des « dialectes » selon leur région. Des chercheurs espagnols ont montré que les cris d’orques vivant au sud de la péninsule Ibérique différaient de ceux de leurs congénères de l’Atlantique nord. Même constat chez les perruches veuves : l’analyse d’environ 3.600 cris enregistrés dans 8 villes de 4 pays a révélé des répertoires sonores variant souvent d’une ville à l’autre. Chez nous aussi, les dialectes se développent en fonction des régions. Ils se distinguent par leur prononciation et leur vocabulaire, reflètent l’histoire et la culture locales et renforcent le sentiment d’appartenance. J’ai un collègue qui vit désormais dans une région aux racines bien ancrées : la Bretagne. Pour bien s’intégrer, il a appris le brezhoneg. Et il maîtrise déjà l’essentiel : « Serv ur chouchenn all din, mar plij » !
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