
Après un premier recul en avril, le trafic aérien mondial de passagers a de nouveau diminué en mai. Selon les chiffres publiés par Iata, la demande mesurée en passagers-kilomètres payants (RPK) recule de 2,2 % sur un an. L’organisation attribue cette baisse aux perturbations provoquées par la guerre au Moyen-Orient, mais aussi au ralentissement de la demande sur les marchés intérieurs américain et chinois. Les tarifs aériens, toujours élevés en raison du coût du carburant, continuent également de peser sur les réservations. L’association s’inquiète surtout de l’évolution des ventes de billets à l’approche de la haute saison estivale. En mai, les réservations pour des voyages au second semestre ont reculé de 7,4 % sur un an, après une baisse de 3,3 % en avril. Les vols internationaux sont les plus touchés (-10,2 %), tandis que les réservations sur les marchés intérieurs progressent encore de 6 %. Le Moyen-Orient, l’Europe et l’Afrique figurent parmi les régions où le repli des ventes est le plus marqué. Pour Willie Walsh, directeur général de Iata, les compagnies aériennes disposent de peu de marges de manœuvre et devraient continuer à répercuter leurs coûts d’exploitation sur les prix des billets, mettant ainsi à l’épreuve la résilience de la demande.
LG
