
En Egypte, les autorités imposent des mesures d’économie d’énergie qui plongent le centre du Caire dans l’obscurité dès 21 heures. Restaurants, cafés et commerces ferment plus tôt, tandis que l’éclairage public et les panneaux lumineux sont réduits. Une décision liée à la hausse des prix du gaz naturel et du pétrole, sur fond de tensions régionales. Toutefois, ces restrictions ne s’appliquent pas aux zones touristiques, notamment sur la mer Rouge, afin de préserver un secteur clé pour l’économie. L’an dernier, 19 millions de visiteurs ont été recensés, un record. Mais les premiers signes montrent que la guerre avec l’Iran freinent les réservations, malgré l’absence de menace directe sur le pays. Dans la région, les conséquences sont encore plus marquées en Jordanie. Même si le gouvernement a jusqu’ici amorti le choc énergétique, les alertes aux missiles y sont fréquentes, et la fréquentation touristique s’effondre. À Pétra, site emblématique, seulement 2.000 visiteurs ont été recensés pendant les vacances de fin de Ramadan, un niveau anormalement bas en haute saison. Longtemps perçue comme une destination sûre, la Jordanie voit son attractivité fragilisée. Plus largement, la guerre en Iran pèse lourdement sur l’industrie touristique du Moyen-Orient, avec des pertes de plusieurs millions de dollars par jour.
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