
Le choc énergétique provoqué par la crise au Moyen-Orient frappe l’Asie plus durement que le reste du monde. En cause : sa forte dépendance au pétrole transitant par le détroit d’Ormuz, aujourd’hui perturbé, et des niveaux de stocks de carburant souvent limités. Conséquence : si les vols long-courriers depuis l’Occident devraient globalement être maintenus, des tensions opérationnelles pourraient apparaître sur place. Des avions risquent d’être immobilisés faute de carburant pour repartir, notamment sur les réseaux domestiques et régionaux. Certaines compagnies commencent déjà à réduire la voilure. Vietnam Airlines a suspendu plusieurs lignes intérieures, et d’autres transporteurs asiatiques pourraient suivre si la situation perdure. Au-delà des compagnies aériennes, c’est tout l’écosystème touristique qui pourrait être affecté : le Sri Lanka a ainsi mis en place la semaine de quatre jours, tandis que l’éclairage public est désormais éteint dès 21h30, la quasi-totalité de l’électricité étant produite à partir d’énergies fossiles. La Thaïlande et l’Inde sont aussi sous la pression de la flambée des prix de l’énergie, ce qui, évidemment, ne fait pas bon ménage avec de sereins séjours touristiques.
LG
