Décidément, rien ne va plus, sapristi – oui, j’aime les mots désuets, ils ont au moins le mérite de ne pas exploser en vol. Contrairement à l’aéroport de Dubaï, qui se prend ces jours-ci quelques amabilités très peu diplomatiques venues d’Iran. Ambiance. Et pendant ce temps, des navires de croisière font du surplace, bloqués à cause de la fermeture du détroit d’Ormuz. Au moins, maintenant, tout le monde sait où c’est. Comme quoi, une crise bien placée vaut parfois mieux qu’un atlas.
Moi qui pensais, naïvement, que ces pays savaient rester calmes… entre eux. Raté. Et voilà que les mollahs – et leurs cousins que j’appellerai les « tollahs », pour simplifier – annoncent qu’ils pourraient envoyer quelques missiles ou autres pétards en direction de destinations dites « touristiques de loisirs« . On appréciera la nuance. Oh là là, mollah, restons calmes. D’autant que le congrès du Seto se tient au Maroc dès demain. Et, vous me connaissez, je n’ai jamais été très amateur de bruit de fond. En revanche, du côté des débats, on devrait être servis. Parce qu’entre les annulations, les reports et les grands écarts tarifaires, l’ambiance risque d’être… studieuse, disons. Si j’en crois les gazettes, les agences de voyages commencent à compter les coûts, les transporteurs aussi. Quant aux TO, comme d’habitude, on les regarde avec cet air compatissant qu’on réserve aux dindons à la veille de Noël. Au fait, question subsidiaire : avons-nous encore un ministre du Tourisme ? Il me semble que le dernier répondait au doux nom de P-A-P-1 – comme ce joueur de foot qui aimait le Cacolac, souvenir d’une époque où tout paraissait plus simple, y compris les crises. Il a disparu ? Ou bien c’est nous qui ne regardons plus au bon endroit.
OD
