
Dans l’hôtellerie en Europe, la première semaine du conflit au Moyen-Orient s’est traduite par une baisse de 6% de l’indicateur phare du secteur, le RevPAR (revenu par chambre), et même de 8% en France et au Royaume-Uni, selon le cabinet spécialisé MKG. Sur les deux semaines suivantes, la baisse était d’environ 1% en France et au Royaume-Uni mais de 23,5% en Irlande et 15,4% au Portugal, deux pays plus dépendants des touristes étrangers. L’hôtellerie de luxe est plus sévèrement touchée par la baisse des nuitées en raison de la prédominance d’une clientèle internationale, empêchée de voyager par des annulations de vols. A Paris, « il y a eu jusqu’à -10% de lits (vendus) dans le haut de gamme », un recul qui a toutefois été amorti ensuite par une bonne fréquentation lors de la Fashion Week, selon Vanguélis Panayotis, patron de MKG. Pas d’affolement pour l’instant. « Il faudra regarder à partir de juin » pour avoir une idée plus claire de l’impact pour le secteur, selon l’expert, plutôt optimiste : « S’il y a une région qui peut s’en sortir, c’est l’Europe. » Ce n’est pas ce qui se dit à Chypre.
LG
