
Le Salon mondial du tourisme ouvre ses portes jeudi à Paris pour sa 49e édition dans un contexte géopolitique assombri par la guerre au Moyen-Orient. Entre flambée des prix du pétrole, risques d’inflation et climat d’incertitude internationale, certains voyageurs pourraient être tentés de revoir leurs plans. « On sait qu’il y a une énorme réactivité du marché français aux crises géopolitiques », souligne Didier Arino, directeur du cabinet Protourisme, qui évoque un possible « changement de paradigme ». Dans ce type de crise, les flux touristiques ont tendance à se régionaliser. « On a plus de Français et d’Européens qui restent en Europe, plus d’Américains qui restent en Amérique, plus d’Asiatiques qui restent en Asie », observe encore Didier Arino, ce qui peut priver certaines destinations de clientèles à forte contribution. Malgré ces incertitudes, les professionnels veulent afficher leur optimisme. « La force de ce métier, c’est la résilience », assure Christel Marzullo, directrice du Salon mondial du tourisme. Et si certains voyageurs hésitent encore sur leur destination, les professionnels présents au salon comptent bien leur rappeler une chose : dans le tourisme, il y a presque toujours un plan B. La Bretagne à défaut du Bahreïn.
LG
