
Chypre pourrait subir de plein fouet les répercussions touristiques du conflit avec l’Iran. Plus proche du Moyen-Orient que tout autre pays de l’Union européenne, l’île méditerranéenne dépend fortement du tourisme : elle a accueilli 4 millions de visiteurs l’an dernier, dont près d’un tiers de Britanniques. Mais avec les attaques de représailles iraniennes et le classement de l’île en zone à risque, de nombreux vols sont annulés. À Ayia Napa, les autorités locales tentent de rassurer. Le maire affirme que la vie reste paisible et que les vacanciers continuent de profiter de leur séjour, tout en espérant que l’île ne sera pas entraînée dans le conflit. Le vice-ministre du tourisme, Kostas Koumis, reconnaît toutefois que la situation est plus préoccupante que lors de crises précédentes, notamment après un incident hostile survenu sur le territoire chypriote. L’issue de la saison touristique dépendra largement de la durée du conflit. Traditionnellement lancée à Pâques, qui tombe cette année le 5 avril, la saison 2026 pourrait repartir si la situation se stabilise rapidement. Un jeune couple arrivé d’Estonie explique : « Nous étions un peu inquiets car nous sommes ici avec notre petite fille, mais nous voulions rester optimistes. Nous sommes venus chercher un peu de soleil et un peu de culture, et ne voulions pas annuler à cause de la situation actuelle, à cause d’une guerre. » Avant de conclure : « Trump est un psychopathe. » Ah bon ?
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