
Depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient samedi, les assureurs constatent une hausse des demandes de voyageurs français bloqués dans les pays du Golfe. Mondial Assistance évoque une hausse d’environ 20% des appels, tandis que Mutuaide indique avoir reçu trois fois plus de sollicitations que d’habitude dimanche, essentiellement de la part de clients inquiets ou confrontés à des perturbations de transport. Les assureurs peuvent toutefois surtout informer et orienter leurs clients. Les assurances voyage excluent en effet presque systématiquement les risques liés aux conflits armés, conformément au Code des assurances. Dans ces situations, les opérations de rapatriement relèvent principalement des autorités publiques et des dispositifs consulaires. « Les conflits armés, les guerres sont exclues de base de la quasi-totalité des contrats d’assurance, confirme le directeur général de France Assureurs, Paul Esmein. C’est pour protéger le système (…) pour éviter qu’il y ait des risques de nature systémique qui fragilisent le système et qui empêchent finalement les assureurs de fonctionner. » Leur métier est « d’indemniser les sinistres courants », explique-t-il. On les félicite de savoir si bien se prémunir. Un travail de professionnels.
LG
