
On ne présente pas Michel Salaün, fils et petit-fils de ces Bretons irréductibles, fondateurs de l’entreprise éponyme. L’épidémie et surtout la guerre en Ukraine ont failli éliminer ce personnage truculent que l’on aime… ou que l’on déteste. Certains de ses confrères l’auraient bien « laissé crever » (sic). Michel Salaün, sous son air débonnaire, a oublié d’être un imbécile. Après trois ans de discrétion, le groupe Salaün retrouve sa vigueur et son patron s’exprime. Enfin…
J’aime👍
« Les autocars de grand tourisme
Cela n’a échappé à personne : les autocars sont une de mes grandes passions. C’est aussi mon premier métier et, encore aujourd’hui, je ne me lasse pas d’en admirer certains, que je sois en France, en Europe, en Asie, en Amérique du Sud ou en Amérique du Nord…
Mon métier de tour-opérateur
Voyager et faire voyager les gens : difficile de rêver mieux. C’est un métier que j’exerce avec passion et dont j’aurai beaucoup de mal à décrocher, même si, un jour, il faudra bien que je me fasse une raison.
Les défis
J’aime me lancer dans des projets un peu fous, parfois jugés inattendus — voire impossibles — comme le voyage du siècle Brest–Vladivostok en autocar, ou celui que je projette actuellement : un Paris–Dakar… toujours en autocar.
Et quand on me dit que c’est compliqué ou irréalisable, j’ai encore plus envie de le faire : là où certains voient des problèmes, moi je vois surtout des opportunités. Question de perspective.
Les bonnes tables
Si, au quotidien, il m’arrive souvent d’expédier le déjeuner — ou même de le zapper — j’apprécie en revanche les longs et bons dîners partagés en famille, entre amis ou entre collègues.
Et s’il y a des langoustines au menu… alors là, je signe tout de suite !
Tintin
Entre maquettes, statuettes et affiches, mon bureau ressemble de plus en plus à un musée consacré aux aventures de Tintin. C’est un univers que j’adore, une véritable madeleine de Proust, qui me fait voyager partout dans le monde. »
Je n’aime pas👎
« Tout ce qui freine les déplacements et la liberté de voyager
Le covid et ses confinements, les conflits géopolitiques, les tempêtes climatiques, les grèves… Bref, tout ce qui nous cloue au sol. La vie est trop courte pour être condamné à l’immobilisme !
La routine
Je passe plus de la moitié de l’année à l’étranger pour rencontrer nos partenaires et visiter les hôtels. Le jetlag ? Aucun problème.
En revanche, ce qui me fatigue vraiment — et me déprime — c’est la routine… et la pluie ! Autant dire que, si j’aime beaucoup le beau Finistère, je regarde souvent ailleurs.
Attendre
Je suis d’un naturel impatient, et mes collaborateurs ne diront sûrement pas le contraire. Quand je pose une question, j’aime avoir une réponse rapide — et je m’applique la même règle.
Alors évidemment, dans le monde du tourisme, ce qui m’agace le plus, ce sont les files d’attente et les formalités interminables dans les aéroports. Heureusement, les salons et les coupe-files existent.
Le politiquement correct et certaines conventions sociales
J’avoue apprécier les gens qui ont une petite pointe d’impertinence. Mes propres propos sont souvent à prendre au second degré : j’aime provoquer, bousculer un peu, faire réagir… toujours avec humour et sans méchanceté, évidemment. »
OD
