C’est reparti pour la grande transhumance des Congrès. Les PowerPoint sont repassés, les badges plastifiés et les discours calibrés au millimètre. Premier à monter sur scène : le Seto, qui emmène ses adhérents à Tétouan fin mars. Calme, posé, presque discret. On imagine déjà les ateliers « résilience et diversification » face à la mer, entre deux tajines stratégiques. Puis, en mai, place à la grand-messe des Entreprises du Voyage. Où ça ? Chez Mickey. Oui, le vrai. Avec Donald, le canard, pas l’autre. Cadre idéal pour disserter gravement sur les marges, la désintermédiation et l’avenir du métier… à vingt mètres d’un Space Mountain hurlant. Avouez que l’image est savoureuse : patrons d’agences le matin en séance plénière, l’après-midi à faire la queue pour Pirates des Caraïbes. J’aurais, pour ma part, choisi un parc plus hexagonal. Mais comme je ne suis pas convié, je me contenterai d’un billet d’humeur. Côté intervenants, en revanche, ça déroule du lourd. Abitbol (version petit bras pour une fois) face à l’armada réunie par la présidente Boned. Valérie Pécresse ouvre le bal. Jean Castex, ex-Premier ministre devenu chef de la SNCF, viendra expliquer que les trains arrivent (presque) à l’heure. Jean-François Copé, ambassadeur officiel du tourisme de Meaux, rappellera que le Brie est un produit d’appel sous-estimé. Et Thierry Marx apportera la touche gastronomique. Rien que du beau monde. À défaut de marges, on aura des ministres. Franchement, il ne manque qu’un Nadir pour expliquer comment devenir entrepreneur visionnaire en trois slides… et Jean-Luc Mélenchon pour commenter la politique tarifaire des parcs à thème. Là, on aurait un congrès vraiment inclusif… et rigolo !
OD
