
Les incivilités à bord des avions, souvent dues à une consommation excessive d’alcool, deviennent le fléau des compagnies aériennes. Car ces épisodes leur coûtent très cher, entre les déroutements, les retards ou mêmes les immobilisations au sol avec prises en charge des passagers. Et aujourd’hui, elles sévissent. Dernier exemple en date avec la condamnation d’un passager à 15.000 euros de dommages et intérêts en faveur de Ryanair par un tribunal irlandais. Ce client avait perturbé en avril 2024 un vol entre Dublin et Lanzarote qui avait dû être détourné vers Porto. « Nous espérons que cette décision dissuadera davantage les comportements perturbateurs en vol, afin que passagers et équipages puissent voyager sans avoir à subir ce type de conduite répréhensible », commente un représentant de la compagnie. Autre sanction lourde, celle infligée par la compagnie britannique Jet2.com à deux passagers. Alors qu’il effectuait une liaison entre Antalya à Manchester le 12 février, leur appareil a dû se poser en urgence à Bruxelles après une violente bagarre entre eux et malgré les tentatives des passagers et des membres d’équipage de les séparer. Selon IATA, on a dénombré en 2024 un incident impliquant des passagers tous les 395 vols en 2024. Il n’y a pas que les pilotes qui devraient souffler dans le ballon avant de prendre l’avion.
LG
