
L’association de consommateurs UFC-Que Choisir s’alarme de nouvelles règles de procédure applicables aux litiges entre compagnies aériennes et passagers, issues d’un décret publié à l’été 2025 et entré en vigueur samedi. Ce texte impose désormais une phase préalable de médiation avant toute action en justice pour des dossiers liés aux retards ou annulations de vols. Objectif affiché par le gouvernement : désengorger les tribunaux de proximité, notamment autour des grands aéroports parisiens. Mais l’association estime que la réforme “bafoue en réalité les droits des passagers” en multipliant les obstacles procéduraux. Elle a saisi le Conseil d’Etat en octobre dernier pour en demander l’annulation, pointant notamment la fin de la gratuité de certaines démarches, désormais confiées à des commissaires de justice. La critique est également relayée par l’APRA, qui représente des sociétés spécialisées dans l’indemnisation des voyageurs. Son président, Tomasz Pawliszyn, estime que le décret “retarde la justice, augmente les coûts et risque de dissuader les passagers de poursuivre des réclamations légitimes” et donc… de ne plus sous-traiter leurs litiges aux intermédiaires qu’il représente.
LG
