
Le village bleu et blanc de Sidi Bou Saïd, étape emblématique du tourisme tunisien, a été sévèrement touché par des intempéries inédites depuis plus de soixante-dix ans. Des éboulements ont obstrué ruelles et escaliers, tandis que plusieurs habitations sont désormais menacées. « La situation est délicate et nécessite une intervention urgente », a prévenu Mounir Riabi, responsable régional de la Protection civile. Certaines maisons présentent un « danger imminent ». Des commerçants ont dû fermer après l’interdiction d’accès aux bus touristiques, criant leur détresse lors de la visite du président Kaïs Saïed, venu constater les dégâts. Les experts alertent aussi sur l’impact du changement climatique : selon le géologue Chokri Yaïch, les pluies tombent désormais « d’un coup et avec force », fragilisant un sol argileux déjà soumis à une urbanisation croissante. Pour l’instant, aucun plan global de sauvegarde n’a été annoncé. Il va falloir réagir si le site veut attirer l’œil de l’Unesco, auprès de laquelle il a fait acte de candidature.
LG
