
Easyjet accélère sa diversification dans le secteur des voyages, qui représente désormais plus d’un tiers de son chiffre d’affaires au Royaume-Uni, principalement grâce aux séjours hôteliers. Selon son PDG Kenton Jarvis, cette activité génère déjà près de 250 millions de livres (287 millions d’euros), presque exclusivement en Grande-Bretagne. En Allemagne, en Suisse et en France l’activité voyage ne pèse encore que 10% de l’activité. Par ailleurs, la compagnie a doublé sa part de marché dans le secteur du tourisme outre-Manche en un an, passant de 5 à 10 %. L’objectif est ambitieux : atteindre 18% d’ici deux ans. Easyjet vise 450 millions de livres de revenus touristiques d’ici 2030 (515 millions d’euros), ce qui représenteraient à terme une part majeure du bénéfice du groupe. Le dirigeant souligne que les voyages offrent des marges plus élevées et moins de risques financiers que le transport aérien. Pour autant, l’avion reste au cœur du modèle, avec une flotte de 356 appareils et plus de 10.000 employés. La stratégie consiste désormais à transformer l’application Easyjet en plateforme de services, combinant vols, hébergement, location de voiture et services aéroportuaires afin de renforcer la fidélité des clients. Kenton Jarvis voit en sa compagnie un véritable TO, car « contrairement à Ryanair qui se contente de renvoyer ses clients sur Booking.com, Easyjet a des accords directs avec les hôtels et conçoit les voyages ». Et toc.
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