
Après plus d’une décennie d’arrêt quasi total, la Libye amorce une réouverture progressive au tourisme international, sous contrôle étroit des autorités. Depuis 2024, la mise en place d’un e-visa a simplifié l’accès au pays, tandis que plusieurs sites majeurs, comme Leptis Magna ou Sabratha, ont bénéficié de travaux de rénovation. Selon le gouvernement, la fréquentation des sites archéologiques aurait progressé de 60% au premier semestre 2025. Sur le terrain, les conditions de voyage restent toutefois exigeantes. Les visiteurs doivent obligatoirement circuler avec une escorte policière ou gouvernementale et suivre un itinéraire validé à l’avance, rendant toute improvisation difficile. Les contraintes logistiques sont nombreuses : checkpoints fréquents, assurances spécialisées indispensables, infrastructures hôtelières inégales hors de la capitale. « À Tripoli, il existe un hôtel international de bon niveau, mais dans le sud, l’offre reste très limitée », confirme un touriste français ayant participé à un circuit récent. La clientèle demeure donc composée de voyageurs expérimentés, conscients des risques. Un marché ultra-niché.
LG



