La compagnie Korean Air a annoncé la suspension du transport de coqs depuis les États-Unis vers les Philippines, après des révélations de l’association Animal Wellness Action. Selon cette dernière, des élevages d’Oklahoma et du Texas utilisaient ses vols cargo pour exporter des volailles destinées aux combats de coqs, pourtant illégaux aux États-Unis. Très lucratif, ce trafic repose sur une forte demande en Asie, notamment aux Philippines où ces combats restent légaux. Wayne Pacelle estime qu’environ 40.000 coqs sont ainsi exportés chaque année, pour des revenus de plusieurs dizaines de millions de dollars. Chaque animal peut être vendu jusqu’à 2.000 dollars. Le système repose sur une faille réglementaire : les oiseaux sont déclarés comme de simples poulets, sans obligation de préciser leur usage. Une pratique difficile à contrôler, malgré l’interdiction du transport d’animaux à des fins de combat. En France, une telle pratique n’arrivera jamais. Nous avons en effet une spécialité : c’est le coq au vin. Ce qui les rend inaptes au combat.
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