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Le tourisme dans le monde vu par la presse, en un clin d'oeil

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Auteur/autrice : Oncle Dom

J’aime / Je n’aime pas… par Guy Zekri

Posted on 26 février 2026
By Oncle Dom

Grand voyageur devant l’éternel, homme discret au sourire malicieux, Guy Zekri n’a pourtant qu’une capitale dans le cœur : Paris. Une ville qu’il aime passionnément… et qu’il regarde aujourd’hui avec une pointe d’amertume. Le patron de Beachcomber Tours, toujours teinté de son accent de titi parisien, assume son attachement autant que sa déception.

J’aime👍

« J’aime mon métier, notre industrie et ceux qui la font vivre.

Cela fait quarante-cinq ans que je travaille sans interruption dans le tourisme, et je suis toujours aussi passionné. Je rentre de deux semaines de repérage produits en Polynésie et je mesure, à chaque instant, la chance qui m’a été donnée d’évoluer dans ce secteur.

Quel privilège de commercialiser des destinations de rêve au sein de Beachcomber Tours, pour une maison mère en quête permanente d’excellence.

Ma vie professionnelle, faite de découvertes culturelles aux quatre coins du monde et de rencontres humainement enrichissantes, m’a tout apporté. J’y ai rencontré les deux femmes de ma vie et la plupart de mes amis.

Un seul mot, donc : sincèrement, merci. »

Je n’aime pas👎

« Ou plutôt, j’aime de moins en moins ce qu’est devenue ma ville de cœur : Paris.

Propreté, travaux permanents, sécurité, circulation, finances, endettement, patrimoine… j’ai le sentiment que rien ne va plus. Moi qui suis un Parisien inconditionnel, amoureux de ma cité, je suis profondément attristé de voir ce qu’en ont fait nos édiles depuis plus de dix ans.

Alors les 15 et 22 mars prochains, je ne manquerai pas d’exprimer mon mécontentement. Parisiens, allez voter s’il vous plaît.

Je n’aime pas l’abstentionnisme. »

OD 

J'aime/Je n'aime pas

Parce que c’est mardi… la pensée (vraiment peu) profonde d’OD

Posted on 24 février 202624 février 2026
By Oncle Dom

C’est reparti pour la grande transhumance des Congrès. Les PowerPoint sont repassés, les badges plastifiés et les discours calibrés au millimètre. Premier à monter sur scène : le Seto, qui emmène ses adhérents à Tétouan fin mars. Calme, posé, presque discret. On imagine déjà les ateliers « résilience et diversification » face à la mer, entre deux tajines stratégiques. Puis, en mai, place à la grand-messe des Entreprises du Voyage. Où ça ? Chez Mickey. Oui, le vrai. Avec Donald, le canard, pas l’autre. Cadre idéal pour disserter gravement sur les marges, la désintermédiation et l’avenir du métier… à vingt mètres d’un Space Mountain hurlant. Avouez que l’image est savoureuse : patrons d’agences le matin en séance plénière, l’après-midi à faire la queue pour Pirates des Caraïbes. J’aurais, pour ma part, choisi un parc plus hexagonal. Mais comme je ne suis pas convié, je me contenterai d’un billet d’humeur. Côté intervenants, en revanche, ça déroule du lourd. Abitbol (version petit bras pour une fois) face à l’armada réunie par la présidente Boned. Valérie Pécresse ouvre le bal. Jean Castex, ex-Premier ministre devenu chef de la SNCF, viendra expliquer que les trains arrivent (presque) à l’heure. Jean-François Copé, ambassadeur officiel du tourisme de Meaux, rappellera que le Brie est un produit d’appel sous-estimé. Et Thierry Marx apportera la touche gastronomique. Rien que du beau monde. À défaut de marges, on aura des ministres. Franchement, il ne manque qu’un Nadir pour expliquer comment devenir entrepreneur visionnaire en trois slides… et Jean-Luc Mélenchon pour commenter la politique tarifaire des parcs à thème. Là, on aurait un congrès vraiment inclusif… et rigolo !

OD

Les pensées peu profondes d'OD

J’aime / Je n’aime pas… par Jean-Louis Baroux

Posted on 19 février 202619 février 2026
By Oncle Dom

Quand Jean-Louis Baroux n’a pas une idée à la minute, c’est qu’il prépare la suivante. Fondateur d’APG – aujourd’hui dirigé avec talent par sa fille Sandrine – il est l’un des hommes du transport aérien les plus connectés de la planète. N’a-t-il pas créé la plus petite multinationale française ? Généreux, convivial, fidèle en amitié, il cultive un art de vivre qui ressemble à sa vision du monde : ouvert, curieux et résolument optimiste.

J’aime👍

« Ce que j’aime avant tout, c’est organiser des événements. Professionnels ou personnels, peu importe. Ce qui me plaît, c’est rassembler. J’ai un vrai plaisir quand tout le monde peut venir, quand les gens se retrouvent, échangent, partagent. C’est une forme de bonheur simple.

J’aime déjeuner chez Ciro. Tous les jours, ou presque. J’aime déjeuner avec mes amis. Ces moments comptent énormément pour moi. La convivialité est essentielle.

J’aime l’Italie. Bien sûr que j’aime l’Italie ! La Scala de Milan, évidemment, mais l’Opéra en général. La musique, la culture, l’élégance italienne… tout cela me parle.

J’aime le transport aérien. C’est ma vie. Et même si cela en agace certains, j’aime voyager en avion privé. Non pas par ostentation, mais parce que cela offre une liberté et une efficacité incomparables.

Et puis, dans ce que j’aime, j’aime le business model d’APG. Parce qu’il permet d’entretenir une relation permanente avec des professionnels du monde entier, avec des cultures différentes. Cette dimension internationale, cette richesse humaine, c’est extrêmement gratifiant. »

Je n’aime pas👎

« Ce que je n’aime pas ?

Je n’aime pas que l’écologie soit punitive. La transition est nécessaire, mais elle ne doit pas être vécue comme une sanction permanente. Je trouve cela contre-productif.

Je n’aime pas que la vie soit courte. Parce qu’on n’a jamais le temps d’aller au bout de tout ce qu’on aimerait faire. Et ça, forcément, ça m’embête.

Je n’aime pas le moment que traverse la France. Je n’aime pas la manière dont elle se comporte actuellement. J’aimerais que cela change. J’espère que les prochaines échéances politiques permettront de redonner un peu d’élan et d’optimisme.

Mais heureusement, j’aime le printemps. Et il arrive. C’est peut-être un détail, mais le printemps symbolise toujours un renouveau. Et moi, j’aime croire au renouveau. »

OD

J'aime/Je n'aime pas

Parce que c’est mardi… la pensée (vraiment peu) profonde d’OD

Posted on 17 février 202617 février 2026
By Oncle Dom

Tiens, cela faisait longtemps que Tahiti ne nous avait pas offert un des petits moments politico-aériens dont elle a le secret. Air Tahiti Nui, la compagnie aérienne de la Polynésie, longtemps considérée — à tort ou à raison — comme le jouet personnel de Gaston Flosse, conçue et voulue, quoi qu’il en coûte (et il en a coûté), par l’éternel patron de ce confetti français dans le Pacifique. À 94 ans, Gaston a officiellement passé la main. Officieusement, il garde sans doute un œil attentif sur les turbulences locales. On ne renonce pas si facilement à une œuvre aussi symbolique. Et voici donc qu’Air Tahiti Nui accueille un nouveau président : Lionel Guérin. Combien sont-ils à être passés avant lui ? À ce stade, il faudrait presque consulter les archives pour retrouver le chiffre exact. La compagnie a parfois changé de patron avec la régularité d’un horaire d’hiver. Mais, pour une fois, le gouvernement polynésien semble avoir visé juste. Guérin est un pilote. Un vrai. Pas un apparatchik en costume sombre, ni un pur produit des couloirs syndicaux du SNPL. Un homme de cockpit, rompu aux négociations sociales musclées, aux équilibres instables et aux ego pressurisés. Dans le transport aérien, cela vaut brevet de survie. Et puis il y a son perroquet – espérons qu’il se porte toujours bien -, fidèle et redoutable complice, devenu presque une signature. Dans un univers où tout le monde se prend très au sérieux, cela ne nuit pas d’avoir un peu d’autodérision perchée sur l’épaule. Sur le papier, Lionel Guérin a le profil pour redonner un peu d’oxygène à une compagnie qui en a parfois manqué. Encore faudra-t-il naviguer entre les subtilités politiques locales, les susceptibilités insulaires et les équilibres budgétaires toujours fragiles. Le Pacifique est vaste, mais le microcosme polynésien, lui, est étroit. Reste une question, plus administrative que stratégique : la limite d’âge. Souhaitons qu’elle ne se transforme pas en barrière bureaucratique, ce serait tout de même un comble dans un secteur qui ne cesse de repousser ses propres frontières. À Tahiti, les vents sont changeants. À Guérin de garder le cap.

OD

Les pensées peu profondes d'OD

Lionel Guérin prend les commandes d’Air Tahiti Nui

Posted on 13 février 2026
By Oncle Dom

Il y a quelques années, on le voyait bien devenir patron d’Air France. Il aurait pu. Le parcours, le carnet d’adresses, la légitimité technique : tout y était. Mais c’est finalement vers le Pacifique que Lionel Guérin met le cap. Lundi dernier, le conseil d’administration d’Air Tahiti Nui l’a nommé directeur général. Un choix qui n’a rien d’anodin pour la compagnie emblématique du Fenua, véritable outil de souveraineté et colonne vertébrale du tourisme polynésien. Car Air Tahiti Nui n’est pas une compagnie comme les autres. Elle relie un territoire éclaté au reste du monde. Elle transporte des visiteurs, certes, mais aussi une identité, une économie, une fierté collective. Dans un environnement aérien devenu brutalement concurrentiel, la Polynésie avait besoin d’un pilote expérimenté. Et pilote, Lionel Guérin en a été un vrai. Ingénieur, commandant de bord, instructeur chez Air France, il a aussi et surtout été entrepreneur. Fondateur d’Airlinair, de Transavia France, de HOP!, puis directeur général adjoint d’Air France, il s’est forgé une réputation de bâtisseur et de redresseur. Il connaît les transformations complexes, les environnements sous tension, les trajectoires à remettre sur des rails solides. Son arrivée à la tête d’Air Tahiti Nui marque l’ouverture d’une nouvelle phase : performance durable, gouvernance exigeante, mobilisation collective. Les mots sont pesés. L’objectif est clair : consolider la compagnie tout en respectant son identité polynésienne. Le lien n’est d’ailleurs pas seulement stratégique, il est aussi personnel. Marié à une Polynésienne, père d’une fille scolarisée sur place, Lionel Guérin connaît la culture du territoire. Il n’arrive pas en conquérant, mais en passeur. Air Tahiti Nui change de capitaine. Pas pour changer d’âme. Pour continuer à voler plus loin. Chez BTN, nous avons cependant une question existentielle : Lionel Guérin sera-t-il accompagné en Polynésie par son perroquet ?

OD

Transport

J’aime / Je n’aime pas… par Patrick J. Pourbaix

Posted on 12 février 202612 février 2026
By Oncle Dom

Arrivé avec discrétion sur le marché français, ce belge au sourire constant est devenu au fil des années une figure reconnue du secteur. Patrick J. Pourbaix accompagne avec exigence et constance le développement de MSC Croisières en France et au Benelux, ainsi que celui de sa marque haut de gamme, Explora Journeys. Engagé au-delà de son entreprise, vice-président des Entreprises du Voyage et membre du SETO, il défend avec conviction une croisière qu’il s’emploie, patiemment et passionnément, à réinstaller au rang qu’elle mérite.

J’aime👍

« Ce que j’aime, franchement, c’est l’évolution du regard des Français sur la croisière. Cela fait des décennies que je travaille dans ce secteur et je constate un vrai changement de mentalité. Pendant longtemps, la croisière a été le produit à abattre, critiqué sur tous les sujets. Aujourd’hui, les gens font davantage la part des choses.

Avec la multiplicité des canaux d’information, tout circule, le positif comme le négatif. Mais les Français ne sont pas naïfs. Ils commencent à comprendre la richesse du produit, sa segmentation, la diversité des offres. On ne parle plus « d’une » croisière comme d’un bloc uniforme, mais de plusieurs expériences, comme on le fait depuis toujours pour l’hôtellerie. Cela fait des années que nous expliquons cela. Voir que le message passe enfin, c’est très satisfaisant.

J’aime aussi, à titre plus personnel, cette phase de transmission. Je suis en fin de carrière et je considère comme un devoir de préparer l’avenir. Je veux que le jour où je quitterai MSC, tout fonctionne parfaitement. Je vois aujourd’hui des équipes renforcées, des compétences nouvelles, une entreprise qui passe à un stade de maturité après une croissance très rapide. C’est passionnant d’accompagner cette transformation d’une maison familiale devenue une grande entreprise respectée.

Enfin, même si c’est encore timide, je crois à un réveil de l’Europe. Le contexte géopolitique est compliqué, mais je reste optimiste : face aux secousses mondiales, l’idée de faire front commun progresse. »

Je n’aime pas👎

« Ce que je n’aime pas, c’est ce climat d’instabilité permanent. Le monde s’accélère et cela nourrit l’incertitude. On le ressent dans les comportements de réservation : davantage d’attentisme, des décisions prises plus tardivement.

Nous avons la chance, en croisière, de pouvoir déplacer nos navires. Mais notre terrain de jeu s’est réduit : plus de mer Rouge, plus de Saint-Pétersbourg, certaines zones sont devenues trop risquées. C’est dommage.

Je suis également préoccupé par la situation française. La question des dépenses publiques reste un sujet majeur et l’absence de décisions structurelles entretient le doute. Cette incertitude économique pèse forcément sur la confiance générale. »

OD

J'aime/Je n'aime pas

Parce que c’est mardi… la pensée (très, très peu) profonde d’OD

Posted on 10 février 2026
By Oncle Dom

Il y a d’abord eu le choc de la faillite de Thomas Cook. Puis, presque dans la foulée, la folie de Poutine et la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Comme si cela ne suffisait pas, l’Iran, Israël et quelques autres destinations chères au groupe Salaün ont décidé de s’embraser à leur manière. Bref, un alignement des planètes assez peu touristique. Pendant trois ans, Michel Salaün (qui, rassurez-vous, n’a pas perdu l’appétit) s’est tu. Silence radio. Pas de grandes envolées, pas de coups de menton. Juste du travail, en interne, sans bruit ni tapage. Pendant ce temps, certains – parfois des « amis » – se voyaient déjà commenter la chute du Breton fripon. Ils en ont été pour leurs frais. Ou pour leurs pieds. C’est selon l’angle de chute. Certes, il y a bien eu une petite erreur de casting dans la réorganisation de la gouvernance, depuis corrigée (les voies du Salaün sont, chacun le sait, impénétrables). Mais aujourd’hui, le groupe est stabilisé. Sans retrouver encore les niveaux d’avant, le résultat net atteint 5,9 M€. Et, détail qui a son importance pour les prophètes de malheur, le PGE est en passe d’être remboursé. Oui, remboursé. Résultat : il a racheté ses bus. Pardon, ses cars (je vais prendre une baffe). Et regarde désormais vers l’Afrique, pendant que d’autres continuent de regarder leurs tableaux Excel avec inquiétude. Je ne suis peut-être pas objectif – tant pis. Mais dans un secteur où certains confondent agitation et action, ça fait du bien de voir que le silence, le temps et le travail peuvent encore faire taire quelques certitudes… et quelques mauvaises langues.

OD

Les pensées peu profondes d'OD

Parce que c’est mardi… la pensée (très, très peu) profonde d’OD

Posted on 3 février 2026
By Oncle Dom

Chez Selectour, on ne parle pas de départ à la retraite. On parle de transition. Longue, fluide, sereine. Comprendre : Jean-Noël Lefeuvre va partir… mais pas trop vite, pas trop loin, et surtout pas sans rester à portée de regard. Le communiqué est clair : transmission organisée sur toute l’année, continuité garantie, projets sécurisés. Le tourisme aime les valises bien rangées et les successions bien balisées. On change, mais on s’assure que rien ne bouge. Bertrand Bonnefoi est donc promu directeur général adjoint avant de devenir directeur général, le tout dans un calendrier parfaitement maîtrisé. Digital, marketing, comité exécutif : le profil coche toutes les cases. La gouvernance adore les cases. Dans le même mouvement, on crée un poste de directeur administratif et financier. C’est la touche finale de toute transition réussie : quand ça bouge un peu, on appelle quelqu’un pour surveiller les chiffres. Rassurez-vous : aucun changement pour les équipes. Tout est stable. Même le changement. Et puis il y a la phrase qui rassure tout le monde : Jean-Noël restera pleinement engagé pendant la transition. Traduction libre : la retraite attendra encore un peu. De toute façon, quoi qu’il arrive, Laurent Abitbol reste le chef suprême…  Enfin, et cela n’a rien à voir avec ce qui précède, juste une petite pensée très amicale envers notre confrère et ami, Serge Fabre, qui a entrepris son dernier voyage.

OD

Les pensées peu profondes d'OD

Quand les croisières redessinent le trafic aérien

Posted on 30 janvier 202630 janvier 2026
By Oncle Dom

Pour acheminer les croisiéristes, les compagnies aériennes, comme American Airlines, Delta, United ou British Airways, doivent s’adapter au développement spectaculaire de la croisière dans le monde et de leurs gigantesques bateaux. Aujourd’hui, de nombreux itinéraires doivent être pensés non plus seulement entre villes ou regions, mais autour des ports et des dates de départ et de retour des gros paquebots. C’est une tendance que l’on peut observer dans les aéroports des États-Unis, des Bahamas ou du Mexique, où les pics de départs et d’arrivées coïncident désormais avec les heures qui précèdent les embarquements et suivent les débarquements. Cette tendance dite fly-to-cruise a des effets directs sur l’économie locale : les hôtels voient leurs taux d’occupation bondir en milieu de semaine, les restaurants et les services de mobilité connaissent des fluctuations inédites, et des villes comme Miami, Nassau ou Cozumel réorganisent leurs infrastructures pour capter non seulement le flux maritime, mais aussi terrestre et aérien des touristes. Pour les compagnies aériennes, le défi consiste à adapter fréquences, tailles d’avions et stratégies tarifaires à des schémas qui ne sont plus saisonniers, mais désormais structurés par les calendriers de croisières…

OD

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Croisières

J’aime / Je n’aime pas… par Cyril Cousin

Posted on 29 janvier 2026
By Oncle Dom

Cyril Cousin, le polyvalent du secteur. Tour à tour, il aura exercé des responsabilités dans le tour-operating, Chorus, Vacances Transat et Travel Europe, dans la location de voitures, Avis, et dans le transport aérien, notamment chez Air Transat qu’il dirige pour la France et le Benelux. Encore un de nos invités qui n’emploie pas la langue de bois !

J’aime👍

D’abord, la Tunisie. La Tunisie, c’est mon premier éducateur. Un pays merveilleux qui m’a énormément donné. Je me suis marié à Djerba, j’ai fêté mes 40 ans à Tozeur. C’est un pays qui m’a toujours inspiré une douceur de vivre, une vraie gentillesse des gens, un pays à la fois proche et profondément dépaysant. Je suis parfois un peu agacé de voir que la profession se souvient surtout de la Tunisie pour y organiser de belles conventions. Je trouve qu’elle n’est pas toujours appréciée à sa juste valeur, même si les derniers chiffres montrent un regain d’intérêt. Mon amour pour cette destination est sincère. J’espère qu’elle retrouvera une trajectoire de croissance comparable à celle du Maroc. La situation politique est complexe et, quinze ans après le printemps arabe, beaucoup de Tunisiens ont le sentiment de payer cher leur liberté. J’espère surtout que les jeunes resteront pour construire un avenir meilleur pour ce pays.

Mon deuxième « j’aime », c’est l’automobile. Même si je travaille dans l’aérien, je suis un vrai bagnolard. Aimer l’automobile au XXIe siècle peut paraître un peu daté, mais cela reste pour moi un objet de désir. Elle a émancipé les peuples, permis de découvrir des régions, d’aller plus loin que ce que nos jambes permettaient. Une voiture, c’est une silhouette, un moteur, une émotion. Je ne suis pas un grand fan de la transition électrique, vous l’aurez compris. Le bruit d’un moteur, la courbe d’une carrosserie, l’adrénaline… c’est un vrai plaisir. J’espère que l’industrie automobile saura encore écrire de belles histoires, même si le virage actuel est difficile à négocier en Europe.

Enfin, j’aime profondément l’honnêteté intellectuelle. Les gens authentiques, ceux qui ne trichent pas, qui sont les mêmes dans leur vie privée et dans leur vie professionnelle. Les personnalités à double visage, très peu pour moi. L’honnêteté reste, à mes yeux, la qualité humaine essentielle.

Je n’aime pas👎

Je n’aime pas la galette des rois. Cette semaine entière de frangipane me fatigue. Mettez-moi une fève dans un opéra ou une charlotte aux poires, mais la galette, vraiment, ça me gonfle.

Je n’aime pas non plus le politiquement correct. J’en ai assez de devoir peser chaque mot, comme si parler librement était devenu un sport extrême. On ne dit plus ce qu’on pense, on pense à ce qu’on a le droit de dire. Le CV anonyme, le wokisme, cette idéologie qui prétend inclure tout en excluant ceux qui pensent autrement : tout cela m’agace profondément.

Enfin, ce n’est pas tant un « je n’aime pas » qu’un « je n’aime plus ». Je n’aime plus Paris. La « ville lumière », je ne la reconnais plus. Elle n’imprime plus de tendances, n’est plus un repère. Chaque année, des dizaines de milliers de Parisiens la quittent. La saleté, l’irritabilité ambiante, les tensions permanentes… J’ai aimé cette ville, mais j’y prends de moins en moins de plaisir et j’ai de moins en moins envie de m’y rendre.

OD

J'aime/Je n'aime pas

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