
La Cour des comptes dresse un constat sévère du contrôle aérien français, deux semaines après un rapport du Sénat déjà très critique. Elle pointe des retards en hausse, des grèves récurrentes et une organisation rigide. Les magistrats dénoncent aussi les « clairances« , un système longtemps toléré permettant à des contrôleurs de s’absenter en période de faible trafic. L’institution souhaite un débat en vue de sortir le contrôle aérien du périmètre de l’État, à l’instar de ce qui s’est fait « dans d’autres secteurs comme les télécommunications, la Poste ou des entités de production de matériels militaires ». Comme le dit le ministre des Transports Philippe Tabarot, « ce n’est pas une mince affaire ».
LG
