
La guerre au Moyen-Orient a rapidement refroidi l’appétit des touristes allemands, contredisant les prévisions optimistes formulées début mars par la DRV lors du salon ITB de Berlin. Selon une analyse du prestataire de services informatiques pour agences de voyages ZIEL, les réservations ont nettement reculé depuis fin février : en mars, le chiffre d’affaires des agences de voyages allemandes a chuté de 11,6%, tandis que le nombre de séjours réservés a diminué de 15%. Les destinations les plus proches de la zone de conflit sont les plus touchées. Les Émirats arabes unis voient leurs recettes s’effondrer de plus de 90%, tandis que la Méditerranée orientale, pourtant très prisée, enregistre une baisse de 45,3% des réservations. L’Égypte subit également un retournement brutal, avec des réservations divisées par deux et des recettes en recul de 43,1%. Même des destinations plus éloignées, comme la Turquie ou la Grèce, sont affectées. Cette dernière enregistre une baisse de 15,3% des demandes et de 14% des recettes. Les États-Unis reculent aussi fortement, notamment en raison de conditions d’entrée plus strictes. À l’inverse, quelques destinations tirent leur épingle du jeu. L’Espagne continentale et le Portugal, perçus comme plus sûrs, profitent d’un report des flux touristiques. Sans oublier les tapas, le jamón ibérico ou le pastel de nata…
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