
La guerre au Moyen-Orient perturbe fortement le trafic aérien entre l’Europe et l’Asie. Les compagnies européennes doivent désormais composer avec des espaces aériens largement fermés, notamment au-dessus de la Russie et de l’Ukraine, ce qui les contraint à emprunter des routes plus longues, souvent via le sud. Ces détours allongent la durée des vols et augmentent significativement la consommation de carburant, dans un contexte déjà marqué par la hausse des prix du pétrole. Selon le cabinet BAA & Partners, le surcoût peut atteindre entre 8.000 et 20.000 dollars (environ 7.300 à 18.300 euros) par heure de vol. À l’inverse, les compagnies aériennes chinoises bénéficient d’un avantage concurrentiel. Toujours autorisées à survoler la Russie, elles peuvent emprunter des trajectoires plus directes, proches des routes optimales, réduisant ainsi leurs coûts et leurs temps de vol. Résultat : elles renforcent leur présence sur les liaisons Europe-Asie. Selon OAG, elles devraient ajouter 2.350 vols vers l’Europe occidentale entre mars et octobre, avec en tête Air China, suivie de China Eastern Airlines et China Southern Airlines.
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