
Air France et KLM ont augmenté leurs tarifs sur les trajets long-courriers face au choc pétrolier provoqué par la guerre en Iran, emboîtant le pas à plusieurs autres compagnies aériennes dans le monde. Plus précisément, « en classe économique, les tarifs augmenteront de 50 euros aller-retour », a précisé le groupe aérien franco-néerlandais. Avant lui, plusieurs compagnies ont annoncé des surcharges sur leurs billets ces derniers jours, comme SAS, Air India et Qantas. Cathay Pacific a indiqué jeudi quasiment doubler sa surcharge carburant pour la plupart de ses liaisons. Les carburants représentent un poste de dépense majeur pour les compagnies, le premier ou le deuxième selon les transporteurs. Sur la base d’un baril de kérosène à 88 dollars, désormais obsolète, Iata voyait ces entreprises y consacrer 252 milliards de dollars cette année, soit 25,7% de leurs coûts d’exploitation. Certaines devraient tout de même voir le choc pétrolier amorti par leur stratégie de « couverture », l’achat de carburant à prix fixe, plusieurs mois à l’avance. Air France-KLM, par exemple, avait annoncé en février avoir renforcé cette politique, en sécurisant 70% de ses approvisionnements pour le trimestre en cours et le prochain, et 60% pour le suivant, le taux décroissant ensuite avec une visibilité à sept trimestres. Ce qui n’empêche pas le groupe d’augmenter ses prix.
LG
