
Le gestionnaire des aéroports parisiens appelle à temporiser sur le déploiement complet du système d’entrée-sortie européen (EES), prévu à 100 % au 10 avril. Pour le Groupe ADP, une généralisation avant la haute saison ferait peser un risque opérationnel. Le dispositif, qui remplace les tampons par un enregistrement biométrique, provoque déjà dans certains hubs européens des files d’attente allant jusqu’à quatre heures. Des associations d’aéroports et de compagnies ont alerté mi-février sur des “graves perturbations” potentielles cet été. À Paris, l’approche reste progressive. “Dès qu’on voit qu’il y a une attente excessive, on rebascule vers la procédure manuelle pour ne pas provoquer d’embolie”, explique Justine Coutard, directrice générale déléguée du Groupe ADP. Le gestionnaire se dit même favorable à une mise en œuvre “plutôt après l’été 2026”. La Commission européenne a reconnu la complexité du chantier, tout en laissant aux États une flexibilité jusqu’en septembre.
LG
