
En Espagne, près d’un tiers de la population utilise régulièrement les trains de banlieue, et près de 19% empruntent les trains de moyenne et longue distance ainsi que les TGV. Mais en janvier dernier, l’accident ferroviaire d’Adamuz (Cordoue), qui a coûté la vie à 46 personnes, et celui de Gelida (Barcelone), survenu seulement 48 heures plus tard et dans lequel un conducteur a péri, ont profondément marqué la population. Selon une étude réalisée par l’institut 40dB pour El Pais, depuis ces accidents, jusqu’à 58% des personnes interrogées déclarent que le train inspire « peu » ou « pas » confiance. Et près de la moitié des usagers envisagent d’abandonner ce mode de transport ou l’ont déjà fait : 24,2% déclarent réfléchir à cesser d’utiliser le train et 20,5% y ont déjà renoncé. Ce sont les jeunes générations qui sont les plus susceptibles d’envisager de renoncer au train. Le niveau de méfiance varie considérablement selon les électorats : 35,2% des électeurs de Vox (extrême droite) n’utilisent plus le train, un pourcentage qui tombe à 12,8% chez les sympathisants du PSOE (socialistes). La défiance envers le train semble bousculer autant les lignes politiques que ferroviaires.
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