
Depuis 2012, la crise sécuritaire qui frappe le Mali a presque fait disparaître son tourisme, autrefois florissant autour de sites majeurs comme Tombouctou, le tombeau des Askia à Gao ou les falaises du pays dogon. Deux coups d’État en 2020 et 2021, la persistance des violences jihadistes et la fermeture de nombreux hôtels ont aggravé la situation : les recettes ont fondu depuis 2019 et la contribution du secteur au PIB est tombée d’environ 3 % à 1 %. Pour enrayer ce déclin, les autorités misent désormais sur le tourisme intérieur, avec des circuits subventionnés au départ de Bamako. En décembre 2025, un signal timide est apparu lors de la biennale culturelle organisée à Tombouctou, qui a permis le retour très encadré de visiteurs étrangers. La compagnie Sky Mali affirme avoir transporté près de 1.000 passagers pour l’événement. “L’espoir renaît… Nous avons reçu une centaine de touristes russes”, se félicite Sidy Kéita, directeur de Mali Tourisme, qui ne fait pas un métier facile.
LG
