
Le Japon se prépare à l’arrivée de 60 millions de touristes étrangers par an d’ici 2030 en renforçant sa lutte contre les effets du tourisme de masse. L’Agence japonaise du tourisme prévoit de doubler le nombre de régions mettant en œuvre des stratégies anti-surtourisme, passant de 47 aujourd’hui à 100 dans les prochaines années, dans le cadre d’un nouveau plan quinquennal qui devrait entrer en vigueur à partir de l’exercice fiscal 2026. Ce plan vise à concilier développement économique et qualité de vie des populations locales, alors que les dépenses touristiques annuelles pourraient atteindre 15.000 milliards de yens (environ 87 milliards d’euros). En 2025, le pays a déjà enregistré un record de 42,7 millions de visiteurs étrangers pour 9.500 milliards de yens (environ 55 milliards d’euros). Les projets pilotes existants, notamment à Kyoto et sur l’île de Taketomi, reposent sur des mesures concrètes comme la limitation d’accès, la gestion des flux, la réduction des nuisances et la prise en compte des retours des habitants. L’objectif est aussi de mieux répartir les visiteurs en attirant davantage de touristes internationaux vers les zones rurales. Sur le plan économique, les autorités veulent augmenter les dépenses moyennes par visiteur et encourager les voyages répétés, tout en diversifiant les marchés d’origine face au recul des touristes chinois. Le gouvernement présentera une liste détaillée de mesures au printemps 2026 pour assurer un développement touristique durable à long terme. Augmenter le nombre de touristes et freiner le surtourisme, voilà un nouveau casse-tête… mais japonais.
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