
Incendies, canicules, inondations : les joyaux archéologiques grecs font face à une intensification des risques naturels. Le ministère de la Culture a identifié 19 sites prioritaires à protéger, une première évaluation nationale d’ampleur, alors que le pays cherche à adapter son offre touristique à un climat plus instable. Parmi les sites concernés figurent Olympie, régulièrement menacé par les feux de forêt, Delphes, exposé aux chutes de pierres, ou encore le sanctuaire de Dion, vulnérable aux inondations. D’autres lieux emblématiques comme Mycènes, Knossos ou Délos sont également sous surveillance. Le programme, financé à hauteur de plus de 20 millions d’euros avec le soutien européen, vise à protéger 40 sites d’ici 2030. « Le changement climatique n’invente pas de nouveaux risques, il amplifie ceux qui existent déjà », résume la ministre de la Culture Lina Mendoni. Face à un dérèglement climatique déjà à l’œuvre, l’enjeu n’est plus seulement d’en limiter les causes, mais bien de s’adapter à des conséquences désormais tangibles.
LG
