Visiblement, Donald Trump n’a pas digéré les prises de position du pape sur la guerre. Ces dernières semaines, le souverain pontif avait dénoncé l’utilisation de la foi par certains dirigeants pour justifier les conflits, sans citer explicitement l’ancien président américain. Hier soir, Donald Trump – qui n’aime guère la critique – a lancé une attaque virulente contre Léon XIV, déclarant qu’il ne pensait pas que le chef de l’Église catholique, né aux États-Unis, « fasse un très bon travail » et qu’il devrait « cesser de courtiser la gauche radicale ». Il a ajouté : « Je ne veux pas d’un pape qui critique le président des États-Unis, car je fais exactement ce pour quoi j’ai été élu, DE FAÇON ÉCRASANTE, à savoir : faire baisser la criminalité à des niveaux historiquement bas et créer le plus grand marché boursier de l’histoire. » Un tel mépris n’est pas sans rappeler celui de Joseph Staline qui, en 1945, lors d’une discussion avec Winston Churchill évoquant l’influence du Vatican dans les affaires internationales, aurait répondu avec ironie : « Le pape, combien de divisions ? » Décidément, les grands esprits se rencontrent de plus en plus souvent.
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