
@Maya Angelsen
Regard vif, énergie communicative et parcours sans faux pas : Marie Allantaz s’est imposée en quelques années comme l’une des figures du tourisme français. Passée par l’Escaet, où elle a contribué pendant quatorze ans à façonner une école devenue référence, elle a su allier exigence académique, vision sectorielle et sens du collectif. De la formation au conseil, puis à l’animation des grands rendez-vous professionnels, elle a construit un profil rare, transversal, toujours au cœur des transformations du secteur. Aujourd’hui à la tête d’IFTM Top Resa, elle incarne une génération de dirigeantes à la fois engagées, lucides et profondément attachées à la richesse humaine du tourisme.
J’aime👍
« J’aime profondément notre secteur du tourisme et du voyage, dans lequel j’évolue depuis plus de vingt ans. J’aime les femmes et les hommes qui le composent.
J’aime aussi sa complexité. Derrière une apparente simplicité, c’est en réalité un écosystème extrêmement riche, à la fois concurrent et partenaire, avec toute la dimension technologique que cela implique. J’aime observer ses évolutions, sa capacité à se transformer, notamment avec le digital, et surtout sa résilience. À chaque révolution, on annonce sa disparition… et pourtant, il est toujours là. Il résiste aux crises, qu’elles soient géopolitiques ou économiques, et continue d’avancer.
J’aime également la diversité des expériences que ce secteur m’a offerte. J’ai eu la chance d’occuper différents postes qui m’ont permis d’avoir une vision très large, à la fois sur le voyage de loisirs et le voyage d’affaires. À l’Escaet, je travaillais avec l’ensemble des acteurs. Ensuite, dans mes activités d’animation de congrès et d’événements, j’ai pu confronter de nombreux points de vue. Aujourd’hui, avec IFTM, je retrouve cette vision à 360°, entre incoming, outgoing et business travel, ce qui me permet de mieux comprendre les convergences et les évolutions du secteur.
J’aime aussi voir la place des femmes évoluer dans notre industrie. C’est un sujet qui me tient à cœur. Dans la formation, on constate que les écoles sont majoritairement féminines, mais que ces profils ne se retrouvent pas toujours dans les postes de direction. Heureusement, les choses changent, et dans le bon sens. Les nominations récentes de femmes à des postes clés, que ce soit chez Orchestra, Amadeus ou Comptoir, sont de très bonnes nouvelles.
Enfin, j’aime cet équilibre de vie qui est le mien : venir régulièrement à Paris, et retrouver tout aussi souvent Annecy, son lac, ses montagnes, et une certaine qualité de vie.«
Je n’aime pas👎
« Ce que j’aime le moins, ce sont les gens compliqués, ou ceux qui manquent de naturel. J’ai tendance à être directe, et j’apprécie les relations simples, transparentes. Pas forcément des personnes qui sont toujours d’accord, mais avec lesquelles les échanges sont clairs, francs, constructifs.
Je n’aime pas les postures de principe, les attitudes fermées, les personnes difficiles à atteindre, qui ne sont pas dans le dialogue ni dans l’échange. Ce n’est pas comme cela que l’on construit.
Et puis, je n’aime pas voir notre secteur freiner brutalement, devenir incertain, parfois fragile. C’est une industrie formidable, mais qui reste exposée. Et ces à-coups rappellent à quel point elle peut être sensible à son environnement.«
