
SAS va annuler au moins un millier de vols en avril en raison de la flambée pétrolière provoquée par la guerre au Moyen-Orient. « Le prix du kérosène a doublé en dix jours. Même si nous essayons d’absorber ces hausses de coûts autant que possible, c’est un choc qui touche directement l’industrie aérienne », a déclaré son directeur général, Anko van der Werff. SAS avait été l’une des premières compagnies à annoncer le 10 mars une hausse de ses prix pour tenir compte de l’envolée des cours du kérosène. Le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial du pétrole, a dépassé à plusieurs reprises la barre des 100 dollars ces derniers jours. « Nous annulons quelques centaines de vols en mars, mais nous essayons de préserver notre trafic autant que possible » a expliqué le dirigeant. Après Pâques, nous verrons davantage de vols annulés, car il y a de toute façon toujours un ralentissement à cette période. Pour avril, cela concerne au moins un millier de vols. Mais il faut mettre cela en perspective avec nos 800 vols quotidiens, ce ne sont donc pas des mesures drastiques ». Quand on sait que le carburant représente 30 à 50% du coût d’un vol, on comprend aisément que la hausse du kérosène dicte rapidement le programme des compagnies.
LG
