
Le conflit au Moyen-Orient commence à produire des effets concrets sur le tourisme suisse. Entre annulations de vols, perturbations aériennes et recul des réservations, plusieurs destinations helvétiques, à commencer par Genève, voient déjà une partie de leur clientèle internationale se dérober. À Zurich, seul un quart des vols vers des destinations comme Tel-Aviv, Dubaï, Abu Dhabi, Riyad ou Koweït est aujourd’hui maintenu. À Genève, une centaine de vols ont déjà été annulés, avec à la clé une baisse d’environ 5% du trafic passagers. Les professionnels redoutent surtout un impact plus marqué cet été. Pour limiter la casse, Genève entend réagir rapidement en redirigeant ses efforts de promotion vers des marchés de proximité et des clientèles historiques, notamment la France, la Grande-Bretagne, la Suisse alémanique et l’Espagne. La destination mise aussi sur ses partenariats avec les agences de voyages et les médias, tout en travaillant avec l’aéroport sur l’ouverture de nouvelles liaisons. Ce qui n’est pas neutre.
LG
