
Pour en finir avec la surfréquentation de l’Everest, le gouvernement népalais frappe fort. En 2025, 468 permis ont été délivrés côté népalais et 73 côté tibétain. La première expédition utilisant le xénon (un gaz anesthésiant), pour accélérer l’ascension en évitant l’étape de l’acclimatation au camp de base, a cristallisé toutes les craintes du gouvernement. Grâce au gaz, des Britanniques ont atteint le sommet en moins de cinq jours, ouvrant la voie à des expéditions plus rapides, et donc encore plus d’alpinistes. C’est pourquoi le gouvernement du Népal a décidé de durcir les conditions d’accès à l’Everest. Désormais, les candidats à l’ascension devront avoir, au préalable, gravi un sommet népalais d’au moins 7.000 m d’altitude. Ce prérequis est déjà exigé côté tibétain. En plus de devoir prouver leur expérience, le texte de loi impose un certificat médical de moins d’un mois, l’interdiction des ascensions en solo et l’obligation de redescendre 8 kg de déchets sous peine de perdre une caution de 4.000 dollars. L’expression « être face à un Everest » va enfin retrouver tout son sens.
LG
