
Le Mondial de football 2026 est attendu comme une bouffée d’oxygène par l’industrie hôtelière américaine. Les professionnels du secteur espèrent que la compétition permettra de relancer la fréquentation internationale, en recul depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Selon la Fifa, ce tournoi hors normes, qui occasionnera 78 matches aux États-Unis, pourrait attirer entre 20 et 30 millions de visiteurs en plus des quelque sept millions de spectateurs attendus dans les stades. L’événement pourrait générer près de 30 milliards de dollars pour l’économie américaine. Mais ces projections ont été établies avant la guerre au Moyen-Orient, dont les conséquences sur les flux touristiques restent difficiles à anticiper. Car les États-Unis sortent déjà d’une année difficile. Sur les onze premiers mois de 2025, le nombre de visiteurs étrangers a reculé de 5,4%, selon les statistiques officielles. La baisse atteint près de 7% pour les Français. Dans des destinations comme Las Vegas, la baisse de fréquentation s’est déjà traduite par une diminution des prix, pour remplir les chambres. Les professionnels misent donc beaucoup sur la Coupe du monde. « Les hôteliers se disent que chaque match sera comme un Super Bowl », résume Ralph Posner, porte-parole du lobby américain de l’hôtellerie AHLA. Quoi qu’il en soit, il ne faudra sans doute pas compter sur les supporter iraniens. Le pays, pourtant qualifié, devrait vraisemblablement déclarer forfait.
LG
