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Entre bombes et fiscalité, l’étrange ballet des jets vers Dubaï

Posted on 6 mars 20266 mars 2026
By Nicolas Barbéry

Des résidents fortunés de Dubaï bloqués à l’étranger en raison de la guerre en Iran cherchent à rentrer d’urgence dans l’émirat afin d’éviter des conséquences fiscales potentiellement lourdes. Selon plusieurs avocats et acteurs du secteur du voyage, certains envisagent même de louer des jets privés pour rejoindre la région et conserver leur statut fiscal avantageux aux Emirats arabes unis, où les particuliers ne sont pas soumis à l’impôt sur le revenu. La résidence fiscale émirienne exige généralement 183 jours de présence sur douze mois, ou au moins 90 jours pour certains détenteurs de visa. La guerre perturbe la mobilité d’une population habituée à circuler librement entre plusieurs pays. Les cabinets d’avocats basés à Dubaï, comme Taylor Wessing ou Withers, confirment recevoir des consultations discrètes sur les conséquences d’un séjour prolongé à l’étranger. Le risque est double : ne pas atteindre le seuil requis pour la résidence fiscale aux Émirats et, à l’inverse, passer trop de temps à l’étranger et y devenir imposable. D’après Charles Robinson, fondateur de la plateforme de location de jets privés EnterJet, plusieurs demandes de vols ont été enregistrées de la part de personnes devant compléter le nombre minimal de jours passés dans l’émirat pour préserver leur résidence fiscale. Dans certains cas, le coût d’un jet privé reste inférieur à la facture fiscale encourue en cas de perte de ce statut. L’appât du gain rend courageux.

NB

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