Il y a d’abord eu le choc de la faillite de Thomas Cook. Puis, presque dans la foulée, la folie de Poutine et la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Comme si cela ne suffisait pas, l’Iran, Israël et quelques autres destinations chères au groupe Salaün ont décidé de s’embraser à leur manière. Bref, un alignement des planètes assez peu touristique. Pendant trois ans, Michel Salaün (qui, rassurez-vous, n’a pas perdu l’appétit) s’est tu. Silence radio. Pas de grandes envolées, pas de coups de menton. Juste du travail, en interne, sans bruit ni tapage. Pendant ce temps, certains – parfois des « amis » – se voyaient déjà commenter la chute du Breton fripon. Ils en ont été pour leurs frais. Ou pour leurs pieds. C’est selon l’angle de chute. Certes, il y a bien eu une petite erreur de casting dans la réorganisation de la gouvernance, depuis corrigée (les voies du Salaün sont, chacun le sait, impénétrables). Mais aujourd’hui, le groupe est stabilisé. Sans retrouver encore les niveaux d’avant, le résultat net atteint 5,9 M€. Et, détail qui a son importance pour les prophètes de malheur, le PGE est en passe d’être remboursé. Oui, remboursé. Résultat : il a racheté ses bus. Pardon, ses cars (je vais prendre une baffe). Et regarde désormais vers l’Afrique, pendant que d’autres continuent de regarder leurs tableaux Excel avec inquiétude. Je ne suis peut-être pas objectif – tant pis. Mais dans un secteur où certains confondent agitation et action, ça fait du bien de voir que le silence, le temps et le travail peuvent encore faire taire quelques certitudes… et quelques mauvaises langues.
OD
