
Les visiteurs hors Espace économique européen devront dès mercredi s’acquitter de 32 euros pour visiter le Louvre, soit 45% de plus que le tarif actuel (22 euros). À Chambord, le différentiel atteint 10 euros, tandis qu’à Versailles, le supplément sera de 3 euros. La mesure concernera également la Conciergerie, la Sainte-Chapelle et les visites de l’Opéra Garnier. Défendue par la ministre de la Culture Rachida Dati, cette « rupture tarifaire » doit permettre de générer 20 à 30 millions d’euros de recettes supplémentaires par an, notamment pour financer le vaste chantier de rénovation du Louvre, estimé à plus d’un milliard d’euros. Cette différenciation reste quasi inédite en Europe, où les grands musées comme le British Museum, le Rijksmuseum, le Prado ou l’Alte Nationalgalerie appliquent une tarification uniforme, voire la gratuité. Les syndicats du Louvre dénoncent une mesure contraire à « l’universalisme fondateur » du musée et l’ont intégrée à leurs revendications dans un mouvement de grève qui, lui, n’a rien d’inédit.
LG



