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Le tourisme dans le monde vu par la presse, en un clin d'oeil

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Catégorie : J’aime/Je n’aime pas

J’aime / Je n’aime pas… par Marc Rochet

Posted on 19 mars 202619 mars 2026
By Oncle Dom

Si le prix Nobel du transport aérien existait, il serait d’emblée attribué à Marc Rochet. Passionné, cet homme a quasiment consacré sa vie à l’aérien. Après des débuts chez Air Inter, il fonde Air Outre-Mer, qui devient AOM mais sera finalement obligé de fusionner avec Air Liberté avant d’être mis à mal par une concurrence déloyale… et très politique. Marc Rochet rebondit et fonde avec le groupe Dubreuil Air Caraïbes sa filiale low cost French bee. Les deux compagnies n’ont jamais perdu un centime. Pas vraiment retraité, Marc Rochet est devenu consultant grâce à Aéro Gestion. Avec un sens aigu de l’humour, il tient toujours un langage clair… et sans concession !

J’aime👍

« J’aime d’abord ce qui a structuré toute ma vie : l’aviation, et les avions en particulier.

C’est une passion ancienne, presque familiale. Mon père nous a transmis ce virus, et une fois qu’on l’a attrapé, on ne s’en défait plus. J’ai passé l’essentiel de ma carrière dans ce secteur et, aujourd’hui encore, je reste aussi passionné qu’à 18 ans. Ma formation d’ingénieur, tournée vers l’aérodynamique et le fonctionnement des avions, a sans doute renforcé cette appétence.

Mais l’aviation, ce n’est rien sans les femmes et les hommes qui la font vivre. Ce sont des métiers d’engagement. Les avions volent 24 heures sur 24, 365 jours par an. Quand une situation se présente — même la nuit de Noël — il n’y a pas de débat : il faut être là. Cet engagement, personne ne l’impose, mais il est au cœur de notre profession.

J’aime aussi l’exigence, notamment en matière de sécurité et de qualité. La sécurité des vols est évidemment non négociable, mais la qualité de service doit l’être tout autant. Il faut viser haut, se fixer des objectifs ambitieux : c’est souvent ainsi que l’on obtient les meilleurs résultats.

J’ai également un attachement particulier pour l’Ukraine, un pays que j’ai eu l’occasion de découvrir dans un cadre professionnel. Au-delà de la tragédie de la guerre, je vois un peuple engagé, qui se bat pour sa liberté avec une détermination remarquable. Cela force le respect.

À titre plus personnel, j’ai une passion ancienne pour l’art moderne, que je collectionne depuis mes années d’étudiant, même lorsque je n’avais pas de moyens. J’aime particulièrement les artistes qui passent de la peinture à la sculpture, en particulier le bronze, qui inscrit l’œuvre dans le temps.

J’aime aussi les vins de Bordeaux, une passion née à l’époque de mes études, au contact d’un ami dont le père était viticulteur.

Enfin, je reste profondément attaché à l’école publique. J’en suis issu et je considère qu’elle demeure un pilier essentiel de notre société, notamment pour permettre une véritable mobilité sociale. »

Je n’aime pas👎

« Je n’aime pas les réunions qui durent trop longtemps. Au-delà d’une heure et demie, on ne traite plus les sujets : on entre dans des logiques d’ego, et la parole prend le pas sur l’action. Et je n’apprécie guère ceux qui disent ne rien avoir à dire… avant de parler pendant dix minutes pour ne rien dire.

Je n’aime pas non plus les dérives de l’assistanat. Il est évidemment nécessaire d’aider ceux qui en ont besoin, mais il ne faut pas confondre aide et dépendance. Une société qui assiste trop affaiblit les individus et perd en efficacité collective.

Je suis également critique vis-à-vis du monde politique, où les discours prennent souvent le pas sur les actes, et où le courage manque parfois. On met en avant l’égalité, alors que le véritable enjeu est celui de l’équité.

Enfin, je n’aime pas les gens qui font semblant de ne pas savoir compter. Dans un pays comme le nôtre, chacun a accès à l’éducation et à l’information. Comprendre les choses simples, raisonner de manière basique, c’est à la portée de tous. Refuser de voir la réalité n’est pas une incapacité : c’est un choix. »

OD

J'aime/Je n'aime pas

J’aime / Je n’aime pas… par Michel Salaün

Posted on 5 mars 2026
By Oncle Dom

On ne présente pas Michel Salaün, fils et petit-fils de ces Bretons irréductibles, fondateurs de l’entreprise éponyme. L’épidémie et surtout la guerre en Ukraine ont failli éliminer ce personnage truculent que l’on aime… ou que l’on déteste. Certains de ses confrères l’auraient bien « laissé crever » (sic). Michel Salaün, sous son air débonnaire, a oublié d’être un imbécile. Après trois ans de discrétion, le groupe Salaün retrouve sa vigueur et son patron s’exprime. Enfin…

J’aime👍

« Les autocars de grand tourisme

Cela n’a échappé à personne : les autocars sont une de mes grandes passions. C’est aussi mon premier métier et, encore aujourd’hui, je ne me lasse pas d’en admirer certains, que je sois en France, en Europe, en Asie, en Amérique du Sud ou en Amérique du Nord…

Mon métier de tour-opérateur

Voyager et faire voyager les gens : difficile de rêver mieux. C’est un métier que j’exerce avec passion et dont j’aurai beaucoup de mal à décrocher, même si, un jour, il faudra bien que je me fasse une raison.

Les défis

J’aime me lancer dans des projets un peu fous, parfois jugés inattendus — voire impossibles — comme le voyage du siècle Brest–Vladivostok en autocar, ou celui que je projette actuellement : un Paris–Dakar… toujours en autocar.

Et quand on me dit que c’est compliqué ou irréalisable, j’ai encore plus envie de le faire : là où certains voient des problèmes, moi je vois surtout des opportunités. Question de perspective.

Les bonnes tables

Si, au quotidien, il m’arrive souvent d’expédier le déjeuner — ou même de le zapper — j’apprécie en revanche les longs et bons dîners partagés en famille, entre amis ou entre collègues.

Et s’il y a des langoustines au menu… alors là, je signe tout de suite !

Tintin

Entre maquettes, statuettes et affiches, mon bureau ressemble de plus en plus à un musée consacré aux aventures de Tintin. C’est un univers que j’adore, une véritable madeleine de Proust, qui me fait voyager partout dans le monde. »

Je n’aime pas👎

« Tout ce qui freine les déplacements et la liberté de voyager

Le covid et ses confinements, les conflits géopolitiques, les tempêtes climatiques, les grèves… Bref, tout ce qui nous cloue au sol. La vie est trop courte pour être condamné à l’immobilisme !

La routine

Je passe plus de la moitié de l’année à l’étranger pour rencontrer nos partenaires et visiter les hôtels. Le jetlag ? Aucun problème.

En revanche, ce qui me fatigue vraiment — et me déprime — c’est la routine… et la pluie ! Autant dire que, si j’aime beaucoup le beau Finistère, je regarde souvent ailleurs.

Attendre

Je suis d’un naturel impatient, et mes collaborateurs ne diront sûrement pas le contraire. Quand je pose une question, j’aime avoir une réponse rapide — et je m’applique la même règle.

Alors évidemment, dans le monde du tourisme, ce qui m’agace le plus, ce sont les files d’attente et les formalités interminables dans les aéroports. Heureusement, les salons et les coupe-files existent.

Le politiquement correct et certaines conventions sociales

J’avoue apprécier les gens qui ont une petite pointe d’impertinence. Mes propres propos sont souvent à prendre au second degré : j’aime provoquer, bousculer un peu, faire réagir… toujours avec humour et sans méchanceté, évidemment. »

OD

J'aime/Je n'aime pas

J’aime / Je n’aime pas… par Guy Zekri

Posted on 26 février 2026
By Oncle Dom

Grand voyageur devant l’éternel, homme discret au sourire malicieux, Guy Zekri n’a pourtant qu’une capitale dans le cœur : Paris. Une ville qu’il aime passionnément… et qu’il regarde aujourd’hui avec une pointe d’amertume. Le patron de Beachcomber Tours, toujours teinté de son accent de titi parisien, assume son attachement autant que sa déception.

J’aime👍

« J’aime mon métier, notre industrie et ceux qui la font vivre.

Cela fait quarante-cinq ans que je travaille sans interruption dans le tourisme, et je suis toujours aussi passionné. Je rentre de deux semaines de repérage produits en Polynésie et je mesure, à chaque instant, la chance qui m’a été donnée d’évoluer dans ce secteur.

Quel privilège de commercialiser des destinations de rêve au sein de Beachcomber Tours, pour une maison mère en quête permanente d’excellence.

Ma vie professionnelle, faite de découvertes culturelles aux quatre coins du monde et de rencontres humainement enrichissantes, m’a tout apporté. J’y ai rencontré les deux femmes de ma vie et la plupart de mes amis.

Un seul mot, donc : sincèrement, merci. »

Je n’aime pas👎

« Ou plutôt, j’aime de moins en moins ce qu’est devenue ma ville de cœur : Paris.

Propreté, travaux permanents, sécurité, circulation, finances, endettement, patrimoine… j’ai le sentiment que rien ne va plus. Moi qui suis un Parisien inconditionnel, amoureux de ma cité, je suis profondément attristé de voir ce qu’en ont fait nos édiles depuis plus de dix ans.

Alors les 15 et 22 mars prochains, je ne manquerai pas d’exprimer mon mécontentement. Parisiens, allez voter s’il vous plaît.

Je n’aime pas l’abstentionnisme. »

OD 

J'aime/Je n'aime pas

J’aime / Je n’aime pas… par Jean-Louis Baroux

Posted on 19 février 202619 février 2026
By Oncle Dom

Quand Jean-Louis Baroux n’a pas une idée à la minute, c’est qu’il prépare la suivante. Fondateur d’APG – aujourd’hui dirigé avec talent par sa fille Sandrine – il est l’un des hommes du transport aérien les plus connectés de la planète. N’a-t-il pas créé la plus petite multinationale française ? Généreux, convivial, fidèle en amitié, il cultive un art de vivre qui ressemble à sa vision du monde : ouvert, curieux et résolument optimiste.

J’aime👍

« Ce que j’aime avant tout, c’est organiser des événements. Professionnels ou personnels, peu importe. Ce qui me plaît, c’est rassembler. J’ai un vrai plaisir quand tout le monde peut venir, quand les gens se retrouvent, échangent, partagent. C’est une forme de bonheur simple.

J’aime déjeuner chez Ciro. Tous les jours, ou presque. J’aime déjeuner avec mes amis. Ces moments comptent énormément pour moi. La convivialité est essentielle.

J’aime l’Italie. Bien sûr que j’aime l’Italie ! La Scala de Milan, évidemment, mais l’Opéra en général. La musique, la culture, l’élégance italienne… tout cela me parle.

J’aime le transport aérien. C’est ma vie. Et même si cela en agace certains, j’aime voyager en avion privé. Non pas par ostentation, mais parce que cela offre une liberté et une efficacité incomparables.

Et puis, dans ce que j’aime, j’aime le business model d’APG. Parce qu’il permet d’entretenir une relation permanente avec des professionnels du monde entier, avec des cultures différentes. Cette dimension internationale, cette richesse humaine, c’est extrêmement gratifiant. »

Je n’aime pas👎

« Ce que je n’aime pas ?

Je n’aime pas que l’écologie soit punitive. La transition est nécessaire, mais elle ne doit pas être vécue comme une sanction permanente. Je trouve cela contre-productif.

Je n’aime pas que la vie soit courte. Parce qu’on n’a jamais le temps d’aller au bout de tout ce qu’on aimerait faire. Et ça, forcément, ça m’embête.

Je n’aime pas le moment que traverse la France. Je n’aime pas la manière dont elle se comporte actuellement. J’aimerais que cela change. J’espère que les prochaines échéances politiques permettront de redonner un peu d’élan et d’optimisme.

Mais heureusement, j’aime le printemps. Et il arrive. C’est peut-être un détail, mais le printemps symbolise toujours un renouveau. Et moi, j’aime croire au renouveau. »

OD

J'aime/Je n'aime pas

J’aime / Je n’aime pas… par Patrick J. Pourbaix

Posted on 12 février 202612 février 2026
By Oncle Dom

Arrivé avec discrétion sur le marché français, ce belge au sourire constant est devenu au fil des années une figure reconnue du secteur. Patrick J. Pourbaix accompagne avec exigence et constance le développement de MSC Croisières en France et au Benelux, ainsi que celui de sa marque haut de gamme, Explora Journeys. Engagé au-delà de son entreprise, vice-président des Entreprises du Voyage et membre du SETO, il défend avec conviction une croisière qu’il s’emploie, patiemment et passionnément, à réinstaller au rang qu’elle mérite.

J’aime👍

« Ce que j’aime, franchement, c’est l’évolution du regard des Français sur la croisière. Cela fait des décennies que je travaille dans ce secteur et je constate un vrai changement de mentalité. Pendant longtemps, la croisière a été le produit à abattre, critiqué sur tous les sujets. Aujourd’hui, les gens font davantage la part des choses.

Avec la multiplicité des canaux d’information, tout circule, le positif comme le négatif. Mais les Français ne sont pas naïfs. Ils commencent à comprendre la richesse du produit, sa segmentation, la diversité des offres. On ne parle plus « d’une » croisière comme d’un bloc uniforme, mais de plusieurs expériences, comme on le fait depuis toujours pour l’hôtellerie. Cela fait des années que nous expliquons cela. Voir que le message passe enfin, c’est très satisfaisant.

J’aime aussi, à titre plus personnel, cette phase de transmission. Je suis en fin de carrière et je considère comme un devoir de préparer l’avenir. Je veux que le jour où je quitterai MSC, tout fonctionne parfaitement. Je vois aujourd’hui des équipes renforcées, des compétences nouvelles, une entreprise qui passe à un stade de maturité après une croissance très rapide. C’est passionnant d’accompagner cette transformation d’une maison familiale devenue une grande entreprise respectée.

Enfin, même si c’est encore timide, je crois à un réveil de l’Europe. Le contexte géopolitique est compliqué, mais je reste optimiste : face aux secousses mondiales, l’idée de faire front commun progresse. »

Je n’aime pas👎

« Ce que je n’aime pas, c’est ce climat d’instabilité permanent. Le monde s’accélère et cela nourrit l’incertitude. On le ressent dans les comportements de réservation : davantage d’attentisme, des décisions prises plus tardivement.

Nous avons la chance, en croisière, de pouvoir déplacer nos navires. Mais notre terrain de jeu s’est réduit : plus de mer Rouge, plus de Saint-Pétersbourg, certaines zones sont devenues trop risquées. C’est dommage.

Je suis également préoccupé par la situation française. La question des dépenses publiques reste un sujet majeur et l’absence de décisions structurelles entretient le doute. Cette incertitude économique pèse forcément sur la confiance générale. »

OD

J'aime/Je n'aime pas

J’aime / Je n’aime pas… par Thierry Maillet

Posted on 5 février 20265 février 2026
By Oncle Dom

Sa bonne tête souriante est connue de la plupart des agences de voyages. Thierry Maillet, commercial depuis des lustres pour La Française des circuits, fait partie des personnalités du paysage touristique français. Rescapé de la tragédie du Bataclan il y a quelques années, il aime la vie et il le dit !

J’aime👍

«  Première chose, pour moi la plus importante : j’aime la vie.

Vraiment. J’ai envie de dire tout le temps « thanks God, I’m alive ». En français, oui, je suis tellement content. Parce qu’en fait, tous ceux qui ont eu un pépin dans leur vie – un accident, une maladie ou autre – savent que quand on revient à la vie, on voit les choses différemment. Et moi, j’aime la vie. La vie est belle.

Ensuite, autre chose essentielle : j’aime ma boîte.

J’entame ma quinzième année chez La Française des Circuits. Franchement, j’ai tout fait, j’ai toujours gardé des standards hauts et forts. C’est mon deuxième rachat, aujourd’hui avec Marietton, et j’ai toujours cette envie de tenir la barre, de me battre, l’œil du tigre, d’aller au combat. Je n’ai jamais, jamais cédé. Je vais toujours de l’avant. Et c’est une belle boîte.

On s’entend aussi bien avec les réceptifs qu’avec les producteurs. On est une petite structure maintenant, mais avec les standards de La Française des Circuits. Pour moi, c’est fondamental d’aimer la boîte qui vous emploie. Et moi, j’adore cette boîte.

Grâce à notre métier, je pense aussi qu’on fait le plus beau métier du monde. J’aime le tourisme.

J’ai rencontré, et je rencontre encore, des gens formidables : des agents de voyages, des commerciaux, des gens de la presse comme toi. Des personnes que je connaissais à travers les magazines et que j’ai appris à connaître autrement, des dirigeants aussi.

J’ai croisé la route de gens comme Gilbert Baladi, Lucien Klatz, Lotfi Belhassine – que je n’oublie pas –, Emmanuel Foiry, Laurent Magnin. Et puis des femmes aussi, comme Muriel Nouchy, qui est une de mes chouchoutes. Ce métier m’a permis de faire des rencontres incroyables, et c’est une chance immense.

J’aime beaucoup aussi la nouvelle génération d’agents de voyage et de commerciaux, cette jeunesse. Je les trouve plutôt très bons, ils apportent quelque chose de nouveau. Je m’entends souvent très bien avec eux, avec elles. C’est une jeunesse qu’il faut former, mais elle est vraiment grandiose.

J’aime aussi ces moments spontanés, ces souvenirs imprévus en voyage. Des choses qui ne sont pas prévues.

Je pense par exemple à Las Vegas, sur le vol inaugural de XL, avec Laurent Magnin et Emmanuel Foiry, quand on s’est retrouvés à acheter des santiags dans un magasin. Quand on en reparle, c’était un moment formidable. Et je pense qu’on s’en souviendra toute notre vie.

J’aime la culture.

J’aime la musique. Je collectionne les vinyles, j’ai fait plus de 1 800 concerts. Et puis j’ai une passion, comme toi, pour le cinéma, notamment les westerns. J’aime les westerns, y compris la nouvelle génération, même si aujourd’hui, à part John Wayne, ils ne connaissent pas grand-chose du reste.« 

Je n’aime pas👎

« Je n’aime pas… ne pas aimer.

C’est aussi simple que ça. Ce que je n’aime pas, je le laisse de côté. On s’en fout. Je préfère garder le positif, c’est mon côté optimiste.

Voilà, ça vient de sortir. Et puis surtout, il faut rester positif.« 

OD

J'aime/Je n'aime pas

J’aime / Je n’aime pas… par Cyril Cousin

Posted on 29 janvier 2026
By Oncle Dom

Cyril Cousin, le polyvalent du secteur. Tour à tour, il aura exercé des responsabilités dans le tour-operating, Chorus, Vacances Transat et Travel Europe, dans la location de voitures, Avis, et dans le transport aérien, notamment chez Air Transat qu’il dirige pour la France et le Benelux. Encore un de nos invités qui n’emploie pas la langue de bois !

J’aime👍

D’abord, la Tunisie. La Tunisie, c’est mon premier éducateur. Un pays merveilleux qui m’a énormément donné. Je me suis marié à Djerba, j’ai fêté mes 40 ans à Tozeur. C’est un pays qui m’a toujours inspiré une douceur de vivre, une vraie gentillesse des gens, un pays à la fois proche et profondément dépaysant. Je suis parfois un peu agacé de voir que la profession se souvient surtout de la Tunisie pour y organiser de belles conventions. Je trouve qu’elle n’est pas toujours appréciée à sa juste valeur, même si les derniers chiffres montrent un regain d’intérêt. Mon amour pour cette destination est sincère. J’espère qu’elle retrouvera une trajectoire de croissance comparable à celle du Maroc. La situation politique est complexe et, quinze ans après le printemps arabe, beaucoup de Tunisiens ont le sentiment de payer cher leur liberté. J’espère surtout que les jeunes resteront pour construire un avenir meilleur pour ce pays.

Mon deuxième « j’aime », c’est l’automobile. Même si je travaille dans l’aérien, je suis un vrai bagnolard. Aimer l’automobile au XXIe siècle peut paraître un peu daté, mais cela reste pour moi un objet de désir. Elle a émancipé les peuples, permis de découvrir des régions, d’aller plus loin que ce que nos jambes permettaient. Une voiture, c’est une silhouette, un moteur, une émotion. Je ne suis pas un grand fan de la transition électrique, vous l’aurez compris. Le bruit d’un moteur, la courbe d’une carrosserie, l’adrénaline… c’est un vrai plaisir. J’espère que l’industrie automobile saura encore écrire de belles histoires, même si le virage actuel est difficile à négocier en Europe.

Enfin, j’aime profondément l’honnêteté intellectuelle. Les gens authentiques, ceux qui ne trichent pas, qui sont les mêmes dans leur vie privée et dans leur vie professionnelle. Les personnalités à double visage, très peu pour moi. L’honnêteté reste, à mes yeux, la qualité humaine essentielle.

Je n’aime pas👎

Je n’aime pas la galette des rois. Cette semaine entière de frangipane me fatigue. Mettez-moi une fève dans un opéra ou une charlotte aux poires, mais la galette, vraiment, ça me gonfle.

Je n’aime pas non plus le politiquement correct. J’en ai assez de devoir peser chaque mot, comme si parler librement était devenu un sport extrême. On ne dit plus ce qu’on pense, on pense à ce qu’on a le droit de dire. Le CV anonyme, le wokisme, cette idéologie qui prétend inclure tout en excluant ceux qui pensent autrement : tout cela m’agace profondément.

Enfin, ce n’est pas tant un « je n’aime pas » qu’un « je n’aime plus ». Je n’aime plus Paris. La « ville lumière », je ne la reconnais plus. Elle n’imprime plus de tendances, n’est plus un repère. Chaque année, des dizaines de milliers de Parisiens la quittent. La saleté, l’irritabilité ambiante, les tensions permanentes… J’ai aimé cette ville, mais j’y prends de moins en moins de plaisir et j’ai de moins en moins envie de m’y rendre.

OD

J'aime/Je n'aime pas

J’aime / Je n’aime pas… par Adriana Minchella

Posted on 15 janvier 202615 janvier 2026
By Oncle Dom

Adriana Minchella, présidente du réseau Cediv Travel, est notre invitée de la semaine. Pour elle, les relations humaines ne sont pas toujours… humaines et bienveillantes…

J’aime👍

« J’aime le vrai : les gens qui parlent clair, qui assument et qui font. 2025 m’a rappelé que, quand ça tangue, ce qui compte ce sont les actes, la loyauté et le courage. »

Je n’aime pas👎

« Je n’aime pas les postures : les beaux parleurs, les donneurs de leçons… et le flou.

Au fond, je choisis le concret, le clair et l’humain même quand c’est inconfortable. Les relations sont devenues d’une telle violence que je me demande si ce n’est pas une nouvelle norme. Aujourd’hui, on ne sait plus se parler, il n’y a plus de respect. » 

OD

J'aime/Je n'aime pas

J’aime / Je n’aime pas… par Stéphane Le Pennec

Posted on 8 janvier 2026
By Oncle Dom

Il fait partie de ces personnalités dont le calme impose le respect. Un gentil, au sens noble du terme. Le genre d’homme qu’on imagine difficilement hausser le ton, même quand les vents sont contraires. Et pourtant, Stéphane Le Pennec en a vu passer, des tempêtes, et avalé quelques couleuvres sans jamais perdre le cap. Breton jusqu’au bout des convictions, bien connu des agences de voyages, il veille aujourd’hui avec constance et engagement sur la direction commerciale du groupe Salaün. Un poste stratégique, tenu sans fracas, mais avec une solide colonne vertébrale. Encore un Breton, dira-t-on… mais pas n’importe lequel.

J’aime👍

« J’aime la vie. J’aime les amis. Et j’aime surtout ma famille.

C’est une certitude, une évidence.

J’ai beaucoup aimé mon travail, et j’aime encore mes missions aujourd’hui. D’une manière générale, j’aime ce qui rend la vie agréable. Les choses simples, sincères. J’aime les fruits de mer, j’aime le bon vin — avec, je l’avoue, une petite préférence pour le Pessac-Léognan.

En somme, j’aime tout ce qui apporte du plaisir et de la douceur au quotidien. Mais s’il faut donner une place particulière, elle revient à la famille. Ce n’est pas très original, certes, mais avec le temps, on s’en rend compte : c’est ce que l’on a de plus précieux, ce qu’il faut protéger, préserver, et même vénérer. »

Je n’aime pas👎

« Ce que je n’aime pas, ce sont les situations conflictuelles.

C’est d’ailleurs ce qui revient le plus souvent quand j’essaie de définir ce qui me dérange vraiment.

Il y a bien sûr certaines personnes, dans le monde actuel, que je n’apprécie pas du tout, que ce soit à l’Est ou à l’Ouest. Mais je n’ai pas envie d’entrer dans ce registre-là. Dresser des listes de gens qu’on aime ou qu’on n’aime pas n’a, à mes yeux, que peu d’intérêt.

En revanche, je peux dire que je n’aime pas les situations où la confiance n’existe pas. Je n’aime pas non plus me sentir dans un inconfort lié à un conflit. Et s’il y a une chose que je n’aime vraiment pas, c’est d’avoir mis quelqu’un dans une situation délicate, ou d’avoir causé du tort, alors que ce n’était absolument pas intentionnel.

Quand cela arrive sans volonté, sans raison valable, et que, malgré tout, cela génère une forme de malaise, je le vis très mal. Mais au fond, tout cela ramène encore à la même chose : le conflit. Et ce n’est clairement pas un terrain dans lequel je me reconnais. »

OD

J'aime/Je n'aime pas

J’aime / Je n’aime pas… par Henri Hourcade

Posted on 18 décembre 2025
By Oncle Dom

C’est le Monsieur Air France pour les professionnels du voyage en France. Directeur Général des ventes agences chez Air France, Henri n’a pas toujours la tâche facile. Entre les exigences des agences de voyages et la stratégie de sa compagnie, il développe souvent des trésors de diplomatie. Mais c’est peut-être grâce à lui qu’Air France reste l’une des compagnies aériennes privilégiées des voyagistes…

J’aime👍

« La dynamique de travail en équipe, au sein d’un environnement multiculturel, où chacun contribue à faire rayonner les couleurs d’Air France partout dans le monde.

La passion du voyage, qui m’a naturellement conduit à rejoindre une compagnie aérienne internationale. Travailler chez Air France, c’est avoir le privilège de se sentir connecté aux quatre coins du globe en permanence et d’élargir ses horizons.

Les rencontres enrichissantes avec des clients, des partenaires et des entreprises, tous animés par une même énergie : celle du mouvement et de la découverte.

La valorisation de l’art de vivre à la française, notamment à travers la gastronomie, qui fait partie intégrante de l’identité Air France

Déconnecter – totalement – sur un parcours de golf…« 

Je n’aime pas👎

« La routine, que j’ai toujours su éviter au cours de mes 35 années chez Air France, en occupant une quinzaine de postes différents dans des villes aussi variées que Fort-de-France, Paris, Stockholm, Toulouse ou Londres.

L’absence d’humour : je suis convaincu que la bonne humeur favorise un environnement de travail positif et performant.

Et, sur une note plus légère, l’amertume des endives cuites… »

OD

J'aime/Je n'aime pas

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