
On ne le présente plus, Jean François Rial. Président de Voyageurs du monde, il est aussi très attentif à tout ce qui peut affecter notre planète, tant socialement que politiquement et, bien évidemment, écologiquement. Récemment décoré de la Légion d’honneur, il n’en a pas pour autant perdu l’envie de s’exprimer. La preuve.
J’aime👍
« J’aime le début de réaction des Européens face aux menaces permanentes de Donald Trump.
J’aime, par exemple, le fait d’avoir positionné des troupes au Groenland. Évidemment, ce n’est pas pour combattre. Mais cela oblige Trump à devoir les affronter s’il y va. Et c’est un problème majeur pour lui. S’il s’énerve autant, c’est précisément parce que cela le gêne profondément.
J’aime que la culture, le beau et l’esthétisme soient remis au centre de la campagne municipale parisienne. Plusieurs candidats en parlent, et ça me plaît. Il était temps.
J’aime la beauté et la profondeur des emailings de Voyageurs du Monde, que je trouve remarquables.
J’aime le restaurant éphémère que nous allons ouvrir à la Ferme du Perche, avec de grands chefs. Un véritable concept farm to table, événementiel, avec des chefs – clients de la ferme – qui se succéderont lors de rendez-vous ponctuels. Ce ne sera pas un restaurant permanent, mais une expérience.
J’aime aussi la copie de la Ferme du Perche que nous avons créée en Égypte, sur les rives d’une île, pour alimenter l’ensemble de nos bateaux.
Et, toujours en Égypte, j’aime l’arrivée de deux nouveaux steamers, deux anciens bateaux à vapeur que nous lancerons fin 2027, aux côtés de notre mythique Steam Ship Soudan. Ils s’appelleront l’Indiana et le Niagara, les deux derniers vapeurs encore existants en Égypte avec le Soudan. Ce sera magnifique.
Voilà pour ce que j’aime.«
Je n’aime pas👎
« Je n’aime pas – je déteste même – la pente de décivilisation dans laquelle nous entraîne Donald Trump.
La décivilisation est, pour moi, le mot-clé. Rien ne va dans son comportement ni dans son attitude. Je ne dis pas qu’il a toujours tort : il dit tellement n’importe quoi que, parfois, il peut avoir raison par hasard. Mais globalement, il nous entraîne vers une véritable décadence civilisationnelle.
Je déteste également le mouvement ICE, dirigé par Gregory Bovino. Je déteste cela profondément. À mes yeux, les États-Unis sont au bord d’une guerre civile. Il y a une inflation très grave, un coût de la vie extrêmement élevé et une crise migratoire majeure. Le cocktail est explosif.
Je n’aime pas Jordan Bardella. Je n’aime pas qu’il puisse comprendre ou justifier la volonté de Donald Trump d’annexer le Groenland.
Je n’aime pas que nous soyons en train de glisser vers un anti-universalisme où les revendications communautaires prennent le pas sur l’universalité de l’humanité. Cela, je le déteste.
Et enfin, je n’aime pas que les Juifs de France subissent les conséquences de la politique israélienne.
OD
