
Les appels au boycott de la Coupe du monde organisée cet été aux États-Unis se multiplient, sur fond de tensions diplomatiques croissantes entre l’Europe et le président Donald Trump. L’ancien président de la Fifa, Sepp Blatter (un Suisse qui n’est pourtant pas blanc comme neige), a ainsi conseillé aux supporters de « rester à l’écart » de l’Amérique et du tournoi. En Allemagne, la Fédération allemande de football estime, par la voix de son vice-président Oke Göttlich, qu’un boycott mérite désormais d’être « sérieusement envisagé et discuté ». Au Royaume-Uni, deux parlementaires, Simon Hoare et Kate Osbourne, ont également évoqué cette hypothèse après les menaces de Donald Trump d’imposer des droits de douane aux pays européens opposés au contrôle américain sur le Groenland. L’Angleterre et l’Écosse étant toutes les deux qualifiées, le débat trouve un écho particulier auprès de supporters déjà irrités par le prix élevé des billets et la complexité des procédures de visa pour les États-Unis. Le phénomène est mesurable : les recherches Google liées au « boycott de la Coupe du monde » ont fortement progressé ces dernières semaines. Un désengagement massif des fans mettrait en difficulté les ambitions de l’industrie touristique américaine, qui compte sur la Coupe du monde pour relancer une année 2025 jugée décevante dans les 11 villes hôtes. La question reste ouverte : Donald Trump est-il un si bon VRP ?
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